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Chapitre 2

À quoi s’attendre après le traitement

La gestion des effets secondaires et leurs symptômes

Décompressez ce sujet

Regardez vers le haut et non vers le bas; regardez dehors et non à l'intérieur; regardez en avant et non en arrière . . . . Edward Everett Hale

Vous avez terminé votre traitement contre le cancer. Vous pouvez maintenant commencer à penser à ce qui vous attend. Pendant la période qui suit la fin du traitement, et selon votre diagnostic et le traitement que vous avez reçu, vous pourriez éprouver ce qu’on appelle des effets secondaires tardifs ou de longue durée. Quelques-uns de ces effets peuvent être douloureux ou inquiétants. Cependant, ils sont temporaires dans plusieurs cas ou vous pouvez les gérer avec succès.

Lorsque vous avez complété votre traitement, il est important de connaître les effets secondaires auxquels vous pourriez faire face et de maintenir la communication avec votre équipe de soins. Lors de vos rendez-vous d’évaluation et de suivi, votre médecin vous en dira probablement davantage sur ce que vous devez vous attendre à ce stade-ci et les signes à surveiller (s’il y en a) dans votre cas.

Ce chapitre présente les effets secondaires les plus courants que vous pourriez rencontrer après le traitement, de même que leurs symptômes, et vous donne de l’information sur la façon de les gérer ainsi que les services que vous pourriez trouver utiles.

Section 1

Les effets secondaires tardifs et à long terme après le traitement

Maintenant que le traitement est terminé, vous pourriez être anxieux de retourner à une vie normale. Cependant, les effets secondaires que vous ressentez pourraient vous rendre cette perspective difficile à atteindre. Il est important que vous sachiez ce qui arrive ou ce qui pourrait arriver à votre corps afin de prendre les moyens nécessaires pour gérer les effets secondaires réels ou possibles.

Prenez l’habitude de penser à votre état de santé sur une base régulière. Par exemple, soyez attentif si vous éprouvez des pertes de mémoire, des maux de tête, de la douleur, des difficultés de concentration ou tout ce qui affecte votre santé et votre bien-être. Prendre conscience des effets secondaires peut faire une différence pour bien les gérer et ultimement pour votre rétablissement.

Il existe plusieurs effets secondaires possibles qui peuvent influencer votre corps et votre esprit après le traitement, mais chacun les vit à sa façon. Une personne qui a reçu le même diagnostic et le même traitement que vous pourrait ne pas avoir les mêmes réactions physiques, émotionnelles ou psychologiques au traitement que vous. Votre situation est unique.

Certains effets secondaires peuvent apparaître immédiatement après le traitement et des effets secondaires tardifs et à long terme peuvent se manifester dans les mois qui suivent le traitement. Les symptômes liés aux effets secondaires peuvent se résoudre relativement rapidement ou pourraient devoir être gérés sur une plus longue période, quelquefois pendant des années. C’est pourquoi il est important de savoir à quoi vous attendre afin d’être en mesure de reconnaître et de gérer avec succès les effets secondaires, quels qu’ils soient.

Généralement, gardez ces éléments clés en tête lorsque vous faites face aux effets secondaires et à leurs symptômes :

  • Surveillez votre santé après le traitement en tenant un journal (qu’on appelle également journal des symptômes – voir ci-dessous). Posséder un « historique de santé » manuscrit vous aidera à suivre les effets secondaires et les symptômes afin qu’ils soient traités et gérés le plus rapidement possible.
  • Consultez votre équipe de soin si vous ressentez qu’un symptôme ou un effet secondaire vous empêche de retourner au travail. Vérifiez aussi votre admissibilité à l’assurance-maladie de longue durée auprès de votre compagnie d’assurance et/ou la Régie des rentes du Québec. Pour de plus amples renseignements, consultez le Chapitre 5 : Retour au travail.
  • Sachez que les effets secondaires peuvent être très différents d’une personne à une autre. Ils peuvent apparaître à la fin du traitement ou des mois et même des années plus tard (effets tardifs). Leur durée peut également varier. Chez certaines personnes, ils s’améliorent rapidement alors que chez d’autres les effets sont à long terme.
  • Minimisez la perturbation causée par les effets à long terme sur votre vie quotidienne en développant des habitudes et des routines pour les gérer le plus efficacement possible.

Comment utiliser un journal des symptômes

Noter vos symptômes dans un journal des symptômes (aussi appelé journal quotidien) est une façon très utile pour vous aider ainsi que votre équipe de soins à mieux comprendre les effets secondaires que vous ressentez. Si vous pouvez identifier une tendance durant un certain nombre de jours sur ce qui améliore ou amplifie votre symptôme, comme la douleur, ceci peut vous aider à gérer votre symptôme plus efficacement. Ces notes aideront aussi votre médecin à développer le meilleur plan de traitement pour vous.

Notez la date et l’heure que ce symptôme vous affecte. Vous pouvez avoir noté plus d’un point chaque jour selon le symptôme. Vous trouverez ci-dessous une liste des questions que vous pouvez vous poser. Essayez d’inclure autant de détails que possible.

  • À quel point était-ce pénible ? (sur une échelle de 0-10 : 0 = aucunement; 10 = le pire possible)
  • Quelle était la durée ?
  • Est-ce que c’est persistant ou intermittent ?
  • Que faisiez-vous lorsque c’est arrivé ? (par exemple, activité physique, manger)
  • Qu’avez-vous ressenti ? (par exemple, étiez-vous endolori ou est-ce que c'était une douleur lancinante ?)
  • Avez-vous fait quelque chose qui vous a soulagé ? Cela a-t-il bien fonctionné ?
  • Avez-vous fait quelque chose qui l’ait aggravé ?
  • Avez-vous d’autres problèmes physiques associés à ce symptôme ? (par exemple, étourdissements)
  • Est-ce que ce symptôme interfère de quelques manières que ce soit avec votre vie quotidienne ou votre bien-être émotionnel ?

Section 2

Quels sont les effets secondaires possibles ?

Vous trouverez ci-dessous une liste des effets secondaires les plus courants apparaissant après la fin du traitement contre le cancer. Les effets secondaires dépendent du type de cancer et du type de traitement ainsi que de la réponse au traitement de la personne. Les personnes qui ont reçu le même traitement pourraient ne pas ressentir les mêmes effets secondaires. Parlez-en avec votre médecin si les effets secondaires, tels que ceux décrits dans cette section, nuisent à votre vie après le traitement ou si quelque chose vous semble anormal.

La fatigue

De quoi s’agit-il ?

Vous êtes probablement familier avec la fatigue associée au cancer – il s’agit de l’effet secondaire le plus courant chez les personnes qui reçoivent un traitement contre le cancer. Peut-être l’avez-vous ressentie pendant votre traitement. Cependant, vous pourriez maintenant devoir prendre du recul de cette expérience pour évaluer si la fatigue semble continuer depuis la fin de votre traitement. Et si c’est le cas, comment cela vous affecte-t-il ?

Semblable à la fatigue durant le traitement, vous pouvez vous sentir épuisé ou sans énergie occasionné par la fatigue qui suit la fin d’un traitement. Cet effet secondaire apparaît le plus souvent au cours de l’année qui suit la fin du traitement. Il peut s’améliorer rapidement ou continuer pendant quelques années. Il est possible qu’il ne soit pas toujours pareil; il peut être aigu certains jours alors qu’à d’autres il sera très léger. La durée et la sensation peuvent varier d’une personne à une autre.

La fatigue peut généralement se décrire de trois façons :

  • Fatigue légère. Vous ressentez un peu de fatigue, mais vous pouvez poursuivre vos activités quotidiennes régulières comme cuisiner, faire le ménage ou aller travailler.
  • Fatigue modérée. La fatigue est présente et vous occasionne une souffrance modérée. Vous avez de la difficulté à accomplir vos activités quotidiennes et vous rencontrez des problèmes pour faire les activités qui demandent davantage d’énergie, comme monter un escalier ou marcher.
  • Fatigue intense. La fatigue est forte et toujours présente; elle vous occasionne une souffrance élevée. Vous ne pouvez effectuer les activités quotidiennes régulières et vous ressentez le besoin de vous reposer ou de dormir toute la journée. Lorsque vous êtes au repos, vous ressentez parfois les symptômes suivants : une fatigue soudaine, de la difficulté à respirer, un pouls rapide.

Si vous êtes préoccupé par cet effet secondaire, vous pourriez vouloir en parler avec un membre de votre équipe de soins. Si vous identifiez que le niveau de votre fatigue est « intense », vous devriez en parler avec votre équipe de soins le plus rapidement possible.

Pourquoi se produit-elle ?

Many things can cause cancer-related fatigue, or add to the fatigue experienced post-treatment:

  • les thérapies contre le cancer, y compris la chirurgie et la thérapie hormonale
  • les effets secondaires qui suivent la fin du traitement, tels l’anémie, un système immunitaire affaibli ou les changements hormonaux
  • les médicaments, tels que les antidouleurs
  • la mauvaise alimentation ou la déshydratation
  • le manque de sommeil
  • la douleur
  • la dépression ou l’anxiété
  • la détresse émotionnelle
  • le manque d’activité physique
  • les autres problèmes de santé.

La fatigue est l’effet secondaire le plus courant de la radiothérapie. Bien que la plupart des patients ressentent une légère fatigue, ceux qui reçoivent des radiations au cerveau ont tendance à ressentir une fatigue plus intense ainsi qu’un manque de sommeil. Dr Tarek Hijal, radiooncologue

Comment puis-je la gérer ?

Vous pouvez faire plusieurs choses pendant votre rétablissement pour vous aider à réduire la sévérité des symptômes de la fatigue. Tout comme il y a différentes raisons pour la fatigue associée au cancer, il existe différentes actions qui peuvent améliorer ces symptômes.

Le site Web My Cancer Fatigue (www.mycancerfatigue.ca/fr/Index) peut vous aider à développer un plan d’action pour gérer votre fatigue. Les sujets sélectionnés pour la gestion de la fatigue sont l’activité physique, les stratégies visant le sommeil, l’alimentation, les pratiques spirituelles et les interventions psychologiques. Vous pouvez créer votre propre plan d’action en utilisant quelques-uns ou tous les conseils, les feuilles de travail et les outils suggérés, selon votre situation, pour vous aider à aller de l’avant. Le site comprend aussi une liste des ressources pour toutes les provinces.

En général, la gestion de la fatigue associée au cancer comprend les stratégies suivantes :

  • Utilisez votre énergie judicieusement. Vous ressentez peut-être que vous n’avez pas assez d’énergie pour passer au travers de la journée, mais cela peut être amélioré en planifiant et en établissant des priorités. Pensez à ce qui est le plus important pour vous et préservez votre énergie pour ces activités. Planifier votre journée afin d’être actif au moment où vous avez le plus d’énergie et faites des ajustements à certaines de vos activités. En voici quelques exemples :

    • Assoyez-vous sur un banc pour cuisiner au lieu de rester debout pour une durée prolongée.
    • Faites livrer vos achats à la maison au lieu de transporter vos sacs.
    • Demandez de l’aide aux personnes de votre entourage pour les tâches ménagères ou pour s’occuper des enfants.
    • Prenez du repos ou faites des siestes entre les activités.

Les groupes d’entraide pour les patients qui ont terminé les traitements peuvent offrir plusieurs conseils et stratégies pour vous aider à tirer le maximum de votre énergie et pour organiser vos activités quotidiennes afin de réduire la fatigue. Plusieurs centres de cancérologie ont des programmes pour les personnes qui ont terminé leur traitement contre le cancer. Vérifiez ce qui est disponible auprès de votre centre de cancérologie. Consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 7 : Les programmes pour vous aider à aller de l’avant.

  • Faites de l’exercice. Saviez-vous qu’une des meilleures façons de combattre la fatigue est de faire de l’activité physique ? Le message peut sembler contradictoire, mais il est prouvé que la manière la plus efficace d’augmenter les niveaux d’énergie est d’être physiquement actif, et pas seulement de se reposer. Commencez à un rythme avec lequel vous êtes à l’aise et visez ce que les experts recommandent : 30 minutes d’exercice à intensité modérée la plupart des jours de la semaine. Vous pouvez commencer lentement avec une activité comme une marche de 10 minutes dans le quartier et au fur et à mesure que votre force et votre endurance augmentent, faites d’autres activités que vous aimez. Vous pouvez éventuellement combiner des activités dans votre routine pour faire une activité aérobique et un entrainement musculaire. Pour de plus amples renseignements sur l’activité physique, consultez le Chapitre 4 : Se rétablir physiquement / Section 3 : L’activité physique.

Le niveau de fatigue qui suit la fin du traitement variera d’une personne à une autre. Soyez à l’écoute de votre corps, ajoutez des activités à votre routine quotidienne et accordez-vous le temps nécessaire pour vous reposer. Avec le temps, vous comprendrez votre corps et vous serez en mesure de gérer vos niveaux d’énergie. Karine Gimmig, infirmière pivot

  • Prenez une bonne nuit de sommeil. Si vous avez de la difficulté à vous endormir ou à bien dormir lorsque finalement vous vous endormez, vous n’êtes pas seul. Des petits changements peuvent grandement améliorer la qualité de votre sommeil. Voici quelques stratégies qui pourraient vous aider :

    • Allez au lit lorsque vous avez sommeil. Votre corps vous dira quand c’est le temps de vous coucher.
    • Détendez-vous avant l’heure du coucher en faisant une activité que vous aimez – lisez un livre, écoutez de la musique, méditez, prenez un bain chaud. Il est préférable de fermer la télévision ou l’ordinateur au moins une heure avant d’aller au lit.
    • Finissez votre planification ou votre résolution de problèmes plus tôt dans la soirée.
    • Levez-vous et faites une activité qui vous détend si vous ne pouvez vous endormir après 20 à 30 minutes.
    • Utilisez votre chambre seulement pour dormir et pour votre intimité.
    • Levez-vous tous les jours à la même heure. Ouvrez les rideaux et laissez entrer la lumière.
    • Limitez l’alcool et la caféine (dans les boissons et les aliments comme le chocolat), surtout l’après-midi et au cours de la soirée.
    • Limitez les siestes durant la journée. Une sieste de moins d’une heure au cours de l’après-midi (entre midi et 15 heures) peut vous aider à avoir davantage d’énergie et ne nuira probablement pas à votre sommeil de la nuit. Si c’est possible, faites la sieste ou prenez du repos dans une autre pièce que votre chambre.

Pour de plus amples renseignements pour mieux dormir, consultez les stratégies visant le sommeil sur My Cancer Fatigue (www.mycancerfatigue.ca/Home/SleepStrategies).

  • Gérez le stress. Bien que ce soit plus facile à dire qu’à faire, essayez autant que possible de gérer votre stress. Le stress peut contribuer à la fatigue, alors que la réduction du stress peut la réduire. Parler de vos préoccupations et de vos émotions peut souvent contribuer à réduire le stress. Vous pouvez en parler avec un ami, un professionnel ou un groupe de soutien où vous pouvez parler avec d’autres personnes qui traversent les mêmes expériences que vous. Plusieurs centres de cancérologie ont des programmes pour les personnes qui ont complété leur traitement contre le cancer. Vérifiez ce qui est disponible auprès de votre centre de cancérologie. Consultez le Chapitre 2: À quoi s’attendre après le traitement / Section 7: Les programmes pour vous aider à aller de l’avant.

    Les activités réductrices de stress peuvent également vous aider. L’activité physique, les techniques de relaxation, les exercices de respiration, la méditation et les thérapies complémentaires telles que le massage, le yoga, la musicothérapie, le reiki et le toucher thérapeutique peuvent contribuer à diminuer les niveaux de stress et améliorer votre santé émotionnelle. Pour de plus amples renseignements, consultez le Chapitre 2: À quoi s’attendre après le traitement / Section 6: Les thérapies complémentaires.

  • Mangez sainement. Une bonne alimentation, ce qui signifie manger une variété d’aliments sains et boire suffisamment d’eau pour rester hydraté, contribuera grandement à l’amélioration de votre niveau d’énergie. Pour de plus amples renseignements, consultez le Chapitre 4: Se rétablir physiquement / Section 2: La nutrition.
  • Sachez quand demander de l’aide. Si vous ressentez aussi un des symptômes suivants, vous devriez en parler avec votre équipe de soins:

    • étourdissements ou chutes inhabituelles
    • perte d’appétit
    • saignement inexpliqué ou continu
    • pouls rapide soudain ou essoufflement
    • sentiments d’être incapable de vous en sortir, d’anxiété ou de dépression.

Conseils pratiques

  • Respectez votre rythme et établissez vos priorités. Accordez-vous du temps pour vous reposer au cours de la journée.
  • Faites une activité physique que vous aimez 30 minutes par jour.
  • Détendez-vous avant de vous coucher pour améliorer la qualité de votre sommeil.
  • Gérez le stress. Une façon d’y arriver est de vous concentrer sur les choses que vous pouvez contrôler.
  • Parlez avec les personnes qui ont vécu cette expérience. Vérifiez les groupes d’entraide de votre communauté.
  • Ayez une alimentation équilibrée.

Conseils pour parler de votre fatigue à votre équipe de soins

  • Utilisez les descriptions mentionnées ci-dessous (légère, modérée, intense) pour évaluer et décrire votre fatigue lorsque vous parlez avec votre équipe de soins.
  • Essayez d’expliquer aussi clairement que possible ce que vous avez ressenti et les symptômes. Quand votre fatigue a-t-elle commencé, quelle était son intensité, comment nuisait-elle à votre vie et ce que vous avez essayé de faire à ce sujet.
  • Posez des questions au sujet des causes probables : les médicaments, la douleur, le stress, l’alimentation et l’hydratation, tout ce qui pourrait nuire à votre niveau d’énergie.
  • Demandez aussi quelles seraient les meilleures façons de les gérer. Selon vos problèmes particuliers, l’activité physique et les techniques de relaxation pourraient fonctionner. Il est aussi possible que votre médecin vous donne une consultation à un spécialiste pour de l’aide professionnelle tel qu’un physiothérapeute, une nutritionniste ou un psychologue.
  • Commencez un journal quotidien pour suivre votre fatigue. Pour de plus amples renseignements à propos de l’utilisation d’un journal des symptômes, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 1 : Les effets secondaires tardifs et à long terme après le traitement / Titre : Comment utiliser un journal des symptômes.

Les troubles de la mémoire et de la concentration

De quoi s’agit-il ?

« Le brouillard du cerveau » (ou comme l’appellent plusieurs patients, le chimiocerveau) est un autre effet secondaire courant du traitement contre le cancer. Ce terme fait référence aux troubles de la mémoire et de la concentration tels que la difficulté à trouver les mots, à se rappeler quelque chose nouvellement appris ou se concentrer pendant une certaine période. Les troubles de la mémoire et de la concentration sont également connus sous « difficultés cognitives » ou « dysfonctionnement cognitif ». Si vous êtes préoccupé par ces symptômes, vous pourriez en discuter avec un membre de votre équipe de soins.

Pourquoi se produisent-ils ?

La raison principale des difficultés cognitives après le traitement est encore inconnue. On ne comprend pas pourquoi certains patients ont des problèmes cognitifs et d’autres pas. Cependant, il semble que les personnes qui ont reçu de la chimiothérapie ou de la radiothérapie à la tête et au cou ont un risque plus élevé d’avoir des difficultés cognitives. Les autres facteurs qui peuvent augmenter le risque comprennent (mais sans s'y limiter) : l’hormonothérapie, l’immunothérapie ou les autres médicaments; la fatigue ou les troubles du sommeil; l’anxiété ou la dépression; ou un déséquilibre nutritionnel.

Comment puis-je les gérer ?

Les troubles cognitifs peuvent disparaître avec le temps ou ils peuvent subsister pendant des années. Cependant, selon leur sévérité et les facteurs qui les causent, vous pourriez être en mesure d’améliorer les troubles de la mémoire et de la concentration avec des stratégies organisationnelles, des modifications au style de vie ou des exercices cognitifs. Pour de plus amples renseignements, des conseils pratiques ou les conseils d’experts, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 4 : Faire face aux troubles cognitifs.

La douleur

De quoi s’agit-il ?

Plusieurs types de douleur peuvent se développer après le traitement contre le cancer. Cette douleur peut être légère à intense et temporaire ou de plus longue durée. L’expérience de la douleur est très personnelle. Les gens ressentent et tolèrent la douleur différemment. Si vous ressentez de la douleur après la fin de votre traitement, vous devriez en parler avec votre médecin.

Certains types de douleur après la fin du traitement comprennent :

  • douleur osseuse – douleur ou douleur pulsative
  • douleur aigüe ou soudaine
  • douleur causée par une détérioration nerveuse – douleur cuisante, vive ou engourdissements
  • douleur viscérale – une lourdeur ou pression qui provient des organes internes (difficile à identifier)
  • cicatrices douloureuses à la suite d’une intervention chirurgicale
  • douleur qui semble provenir d’une partie du corps qui n’est plus là, tel qu’un membre manquant. On l’appelle « douleur fantôme ».

La douleur se décrit généralement de trois façons :

  • Douleur légère. Vous avez de la douleur, mais vous pouvez effectuer vos activités quotidiennes régulières telles que prendre un bain, cuisiner, faire le ménage ou aller au travail.
  • Douleur modérée. Vous avez de la difficulté à effectuer vos activités quotidiennes régulières, ce qui vous occasionne de la détresse. Si vous prenez des antidouleurs, ils ne vous soulagent pas toujours.
  • Douleur intense. Vous êtes constamment en douleur et cela vous occasionne beaucoup de souffrance additionnelle. Vous ne pouvez pas accomplir vos activités quotidiennes régulières. Vous pouvez aussi ressentir de la faiblesse musculaire.

Pourquoi se produit-elle ?

La douleur qui suit la fin du traitement peut se produire pour plusieurs raisons.

  • La radiothérapie peut causer une sensibilité cutanée qui peut durer pendant plusieurs mois.
  • La chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie peuvent causer une détérioration nerveuse (qu’on appelle neuropathie) qui occasionnent de la douleur communément dans les mains et/ou les pieds.
  • Les stéroïdes peuvent entrainer des douleurs osseuses.
  • Les cicatrices causées par les chirurgies peuvent être douloureuses.
  • La « douleur fantôme » provenant d’un membre manquant est aussi une douleur réelle.
  • Le stress, l’anxiété ou les bouleversements émotionnels peuvent aggraver la douleur.

Comment puis-je la gérer ?

Si vous éprouvez de la douleur après le traitement contre le cancer, parlez-en avec votre médecin afin qu’il puisse identifier la source de la douleur et recommander la thérapie appropriée pour la soulager. Votre qualité de vie peut être améliorée par un traitement efficace. Vous pourrez ainsi mieux participer à vos activités et mieux dormir, ce qui est essentiel pour votre rétablissement. Vous trouverez ci-dessous des stratégies pour la gestion de la douleur.

Les antidouleurs. Si vous avez une ordonnance pour des antidouleurs, veuillez suivre attentivement la posologie. Assurez-vous de faire un suivi régulier avec votre médecin afin que votre médication soit ajustée si votre douleur change de quelque façon que ce soit. Parlez à votre médecin et votre pharmacien si vous prenez des analgésiques qui ne sont pas prescrits par votre médecin. Si, même avec la médication, votre douleur ne se résout pas, votre médecin pourrait vous recommander à un spécialiste de la gestion de la douleur.

La physiothérapie. La physiothérapie peut vous aider à soulager la douleur. Un physiothérapeute peut vous conseiller une variété de techniques pour la soulager dont le massage, la thérapie par le froid ou la chaleur ou des exercices.

Les thérapies complémentaires. Vous pourriez être intéressé par les thérapies complémentaires telles que l’acuponcture, la méditation, la relaxation et l’hypnose qui pourraient aider à réduire votre douleur. Pour de plus amples renseignements, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 6 : Les thérapies complémentaires.

L’activité physique. Bien que cela puisse sembler surprenant, l’activité physique peut aider à soulager certains types de douleur – particulièrement les maux et les douleurs ainsi que la fatigue que les gens peuvent ressentir après le traitement. Les activités douces comme la marche, la natation, le yoga ou des étirements simples peuvent aider. Parlez-en à votre équipe de soins avant de commencer un programme d’exercices ou une nouvelle activité afin de vous assurer qu’elle est appropriée à votre situation. Pour de plus amples renseignements sur l’activité physique, consultez le Chapitre 4 : Se rétablir physiquement.

Les techniques de relaxation. Pratiquer des activités de détente que vous aimez est une stratégie d’adaptation bien connue, y compris pour la gestion de la douleur. Écoutez de la musique, profitez de la nature, lisez un bon livre, peu importe. Ça doit simplement être une activité qui vous aide à vous détendre. La méditation et les exercices de respiration peuvent aussi être de bonnes options, de même que de parler de votre douleur avec des personnes en qui vous avez confiance. Le stress peut exacerber la douleur, donc tout ce qui vous aide à vous détendre est un élément positif. Pour plus de détails sur la manière de pratiquer les exercices de respiration abdominale, visitez www.healthlinkbc.ca/health-topics/uz2255.

Allez à votre rythme. Organisez vos activités afin de vous les rendre les plus faciles possibles. N’essayez pas d’en faire trop et minimiser la durée des tâches.

Sachez quand demander de l’aide. Si vous faites face à un des symptômes suivants, parlez-en immédiatement à votre équipe de soins :

  • la douleur s’aggrave ou ne se résorbe pas
  • une nouvelle douleur est apparue
  • vous avez de la douleur lorsque vous respirez profondément
  • vous ressentez une faiblesse soudaine dans les jambes, surtout si vous avez de la douleur au dos.

Conseils pour parler de votre douleur à votre équipe de soins

  • Utilisez une échelle de 0 à 10 : 1 = presque aucune douleur, 10 = la pire douleur possible.
  • Soyez aussi précis et clair que possible lorsque vous décrivez votre douleur : aigüe, sourde, persistante, constante, lancinante, etc.
  • Expliquez comment la douleur nuit à vos activités quotidiennes. Qu’est-ce qu’elle vous empêche d’accomplir ? Qu’est-ce qu’elle rend difficile à effectuer ?
  • Expliquez quand votre douleur a commencé, quand elle a cessé (si cela s’applique à vous), et ce qui la diminue ou l’exacerbe.
  • Dressez la liste de vos médicaments.
  • Commencez à noter votre douleur dans un journal quotidien. Pour de plus amples renseignements sur la manière d’utiliser un journal des symptômes, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 1 : Les effets tardifs et à long terme après le traitement / Titre : Comment utiliser un journal des symptômes.

La neuropathie périphérique

De quoi s’agit-il ?

La neuropathie périphérique (aussi appelée simplement neuropathie) apparaît lorsque les nerfs sont endommagés. Les nerfs endommagés ne transmettent pas et ne reçoivent pas les messages provenant et arrivant de la colonne vertébrale et du cerveau au reste de votre corps. La neuropathie peut se développer pendant ou après votre traitement et elle peut durer sur une courte période ou s’étendre sur des mois. Dans certains cas, elle peut être permanente.

Les premiers signes de la neuropathie commencent généralement dans les doigts et les orteils. Les signes et symptômes courants sont :

  • picotements et engourdissements
  • douleur lancinante ou cuisante
  • sensibilité au toucher
  • sensibilité au froid et à la chaleur
  • perte d’équilibre
  • difficulté à marcher
  • difficulté à ramasser des petits objets.

Pourquoi se produit-elle ?

Certains traitements contre le cancer peuvent endommager les nerfs. Certains médicaments utilisés en chimiothérapie augmentent le risque de développer une neuropathie. Les conditions préexistantes, telles que le diabète ou l’alcoolisme qui comportent leur propre risque, peuvent aussi aggraver la neuropathie qui suit la fin du traitement.

Comment puis-je la gérer ?

Si vous ressentez les symptômes de la neuropathie, vous devriez en discuter avec votre médecin aussitôt que possible. Ce dernier pourra planifier un traitement qui vous conviendra.

Avant de consulter votre médecin pour discuter de votre neuropathie, notez vos symptômes et vos sensations dans un journal quotidien pendant au moins une semaine.

  • Notez les changements dans les picotements, les engourdissements, l’équilibre, la douleur, et la sensibilité au froid et au chaud.
  • Pensez au nombre de fois où la neuropathie a interrompu votre vie quotidienne.
  • Notez les problèmes de sommeil ou les changements dans vos habitudes de sommeil.
  • Notez aussi ce qui suit à propos de votre neuropathie :

    • Comment vous sentez-vous émotionnellement, par exemple triste, déprimé, anxieux, ne vous affecte pas ?
    • Comment est-ce que cela vous affecte physiquement, par exemple perte d’équilibre, incapacité ou difficulté à accomplir des tâches ou des activités de la vie quotidienne ?
    • Comment affecte-t-elle votre vie sociale, par exemple vous évitez certaines activités ?

Les stratégies pour gérer la neuropathie comprennent :

  • les antidouleurs – crèmes topiques, timbres ou médication orale
  • la physiothérapie et l’activité physique – pour favoriser l’équilibre et la force
  • l’ergothérapie – pour améliorer la coordination et pour rendre votre environnement sécuritaire
  • l’acuponcture – pour aider à soulager les symptômes.

C’est aussi important de protéger vos mains et vos pieds du froid ou de la chaleur extrême ainsi que des objets pointus. Par exemple, portez des gants et des chaussettes chaudes lorsqu’il fait froid même si vos mains et vos pieds ne ressentent pas le froid. Portez des gants et des chaussures de travail lorsque vous travaillez autour de la maison afin de vous protéger des entailles et des blessures.

Lorsque j’ai réalisé que les symptômes de la neuropathie seraient permanents, j’étais un peu découragée. Je m’attendais à ce qu’ils disparaissent éventuellement et ce fut difficile d’accepter que ce ne serait pas le cas. Mes orteils semblent toujours un peu gelés et elles sont sensibles; c’est très douloureux lorsque je me cogne un orteil. Mais maintenant, je me concentre sur la façon de fonctionner avec ça; c’est plus facile que d’être fâchée. Suzanne, s’est rétablie d’un cancer du sein et de l’utérus, 58 ans

Le lymphœdème (œdème)

De quoi s’agit-il ?

Le lymphœdème est une enflure causée par l’accumulation de liquide dans les tissus, principalement dans les bras, les jambes ou le cou. Les personnes qui ont subi une excision des ganglions lymphatiques sont plus à risque de lymphœdème, par exemple les patientes atteintes de cancer du sein subissent souvent une ablation des ganglions sous leur bras pendant la chirurgie ainsi que les personnes qui ont reçu de la radiothérapie pour traiter un cancer du sein ou de la prostate, un mélanome aux bras ou aux jambes, ou un cancer gynécologique (ovaires ou utérus).

Le lymphœdème peut être léger et s’améliorer rapidement, ou être douloureux et pour une durée prolongée. Il peut apparaître immédiatement après la chirurgie ou se développer plusieurs mois ou années après le traitement. Les signes et symptômes du lymphœdème comprennent la rougeur et la douleur, en plus de l’enflure. La fièvre pourrait également indiquer la présence d’une infection. Si vous êtes préoccupé par ces symptômes, vous pourriez en discuter avec votre équipe de soins.

Pourquoi se produit-il ?

L’excision des ganglions lymphatiques et la radiothérapie, de même que le cancer lui-même dans certains cas, peuvent endommager le système lymphatique. Ce dernier est une série de tubes, semblables aux vaisseaux sanguins, qui contribuent à drainer et faire circuler le liquide dans le corps. Si le système est endommagé, le liquide peut s’accumuler dans des endroits où il ne devrait pas. Une blessure cutanée sur la partie touchée (par exemple, le bras) comme une entaille, une brûlure ou une piqure d’insecte peut augmenter le risque de développer un lymphœdème.

Bien qu’environ 30 % des patientes traitées pour un cancer du sein développeront un lymphœdème, il est important de se rappeler que la plupart des patientes n’en développeront pas, et que la majorité de celles qui en développeront, l’auront sous forme légère. Dr Tarek Hijal, radiooncologue

Comment puis-je le gérer ?

Demandez à votre médecin de quelle manière vous pouvez minimiser le risque de développer un lymphœdème, et la façon de soulager la douleur et l’inconfort causés par l’enflure. Vous devriez toujours communiquer avec votre médecin au moindre signe d’infection (par exemple, la fièvre).

Voici quelques stratégies pour gérer le lymphœdème :

  • Gardez votre peau propre et hydratée, ce qui peut aider à réduire les risques que des bactéries s’introduisent dans la peau endommagée et qu’elles occasionnent de l’infection.
  • Portez des gants pour les activités qui pourraient vous causer des dommages cutanés, afin d’éviter les entailles et les brûlures qui pourraient occasionner de l’infection.
  • Évitez les injections et les prises de sang dans la région touchée même s’il n’y a pas d’enflure.
  • Faites des exercices qui favoriseront la circulation et qui aideront votre corps à drainer le liquide. Une thérapeute peut vous conseiller, mais lever les bras et les jambes sont de bons exemples.
  • Essayez la massothérapie sur une base régulière. Les massages spéciaux qui sont appelés technique du drainage lymphatique manuel (effectuée par une thérapeute qualifiée) favorisent la circulation pour aider à réduire l’enflure.
  • Portez des vêtements de compression. Ceux-ci peuvent aider à réduire les symptômes et contrôler le lymphœdème. Ils devraient être ajustés par un spécialiste.

Traitement du lymphœdème

Vous trouverez ci-dessous un échantillon des services disponibles par province pour le traitement du lymphœdème. Utilisez-le comme guide pour trouver de plus amples renseignements ou pour de l’information et des services dans votre secteur. Informez-vous au préalable si ces services sont couverts par votre assurance-maladie provinciale et par votre régime privé d’assurance.

Avec référence

Québec/Montréal

Ontario/Toronto

  • Sunnybrook Health Sciences Centre : sunnybrook.ca/content/?page=occ-lymphedema. Sur référence d’un médecin, le Odette Cancer Centre offre des séances d’information générale et des évaluations individuelles à ses patients sur la manière de gérer le lymphœdème.
  • St. Joseph’s Health Centre : stjoestoronto.ca/areas-of-care/outpatient-rehab. Les patients référés par un oncologue ou un médecin de famille de St. Joseph peuvent recevoir des services d’ergothérapie.
  • Lymphedema Association of Ontario : www.lymphontario.ca/Hospital-Based-Clinics. Cette page contient une liste de toutes les cliniques en milieu hospitalier de l’Ontario pour le traitement du lymphœdème, ainsi que la spécialité de chaque clinique et le type de référence requis.

Alberta/Calgary

Colombie-Britannique/Vancouver

Les services privés

Québec/Montréal

  • Association québécoise du lymphœdème : fr.infolympho.ca. Offre de l’information, du soutien et des ressources cliniques, ainsi qu’une liste des thérapeutes certifiés dans le traitement du lymphœdème.

Ontario/Toronto

  • Foundation Physiotherapy and Wellness : foundationphysio.com/physiotherapy-services/lymphedema. Cette clinique évalue chaque patient afin de créer un plan de traitement adapté du lymphœdème. L’accent est mis sur le massage, le drainage et l’exercice.
  • Markham Lymphatic Centre : markhamlymphaticcentre.com. Fait la promotion de différents plans de traitements pour chaque patient en combinant la physiothérapie, la massothérapie et la nutrition

Alberta/Calgary

Colombie-Britannique/Vancouver

  • Northview Health and Wellness Centre : www.northviewhealth.com/lymphedema/about. Fournit de l’information sur les différents types de lymphœdèmes ainsi que les services qui sont offerts à ce centre.
Les vêtements de compression

Québec/Montréal

Ontario/Toronto

  • Gouvernement de l’Ontario : www.ontario.ca/fr/page/vetements-pompes-et-ortheses. Fournit de l’information sur la façon d’obtenir des vêtements de compression, des pompes et du soutien financier pour les services médicaux associés au lymphœdème.

Alberta/Calgary

Colombie-Britannique/Vancouver

Les problèmes buccodentaires

De quoi s’agit-il ?

Les problèmes buccodentaires peuvent se développer après le traitement selon le type de cancer. La bouche sèche, une augmentation des caries, le changement ou la perte du goût, l’inconfort ou la douleur des gencives, la rigidité de la mâchoire et l’infection sont parmi les problèmes rencontrés. Ces problèmes s’améliorent souvent rapidement ou ils peuvent se résoudre tranquillement sur une plus longue période. Dans certains cas, ils peuvent être permanents.

Pourquoi se produisent-ils ?

La chirurgie ou la radiothérapie à la tête ou au cou peut interférer avec le fonctionnement normal des glandes salivaires, les responsables de la production de la salive. Ceci peut avoir un impact sur la capacité de la bouche à rester hydratée. Cette déshydratation peut engendrer des problèmes buccodentaires. Certains types de chimiothérapie, ainsi que des transplantations de la moelle osseuse, peuvent également engendrer ces problèmes.

Comment puis-je les gérer ?

  • Si vous éprouvez un des problèmes buccodentaires décrits ci-dessus, parlez-en à votre médecin.
  • Prenez un rendez-vous avec votre dentiste lorsque vous avez terminé votre traitement contre le cancer pour qu’il vous conseille sur votre santé dentaire.
  • Buvez beaucoup d’eau pour garder votre bouche hydratée.
  • Essayez d’augmenter votre salive en mâchant de la gomme sans sucre. Il existe aussi des substituts de salive pour aider à l’hydratation de votre bouche.

Le gain et la perte de poids

De quoi s’agit-il ?

Plusieurs personnes vivent un gain et/ou une perte de poids pendant leur traitement contre le cancer, bien que la perte de poids soit plus courante.

Pourquoi se produisent-ils ?

Les personnes peuvent prendre du poids pendant leur traitement contre le cancer dû à un certain nombre de raisons. En voici quelques-unes :

  • l’hormonothérapie peut réduire votre métabolisme (la façon dont l’organisme dégrade les aliments) de sorte que les calories ne sont pas brûlées aussi rapidement que d’habitude
  • les médicaments utilisés pour la chimiothérapie peuvent causer une rétention des liquides
  • les stéroïdes qui peuvent augmenter les tissus gras
  • manger davantage à cause des fringales, de l’anxiété ou pour contrôler les nausées
  • une diminution de l’activité causée par une perte d’énergie

Certaines personnes qui ont gagné du poids pendant le traitement ont de la difficulté à le perdre lorsque celui-ci est terminé.

J’avais perdu tout le poids que j’avais pris à cause des stéroïdes et maintenant, pour une raison que j’ignore, je l’ai tout regagné. Katia se rétablit du lymphome d’Hodgkin, 30 ans

La perte de poids peut être due à une diminution de l’appétit et un manque d’intérêt pour la nourriture, ce qui est courant chez plusieurs patients pendant le traitement. Un manque d’appétit peut être le résultat d’un changement dans le métabolisme causé par les médicaments ou les autres effets secondaires tels que les nausées, la perte du goût ou la douleur.

Comment puis-je les gérer ?

Comme vous n’avez pas pris du poids dans des circonstances normales, la façon d’en perdre pourrait être différente des autres programmes de perte de poids. Vous pourriez parler à votre médecin ou une nutritionniste afin de connaître les meilleures façons de gérer un poids santé. Soyez patient et concentrez-vous sur les choses que vous pouvez contrôler telles qu’une alimentation saine.

Si vous avez besoin de retrouver votre appétit et de prendre du poids, parlez-en également avec votre médecin ou une nutritionniste. Vous pourriez avoir des problèmes de digestion causés par le traitement qui doivent être traités. Il existe aussi un certain nombre de stratégies que vous pouvez essayer pour rendre de nouveau la nourriture intéressante.

  • Commencez à manger de petites quantités d’aliments que vous aimez.
  • L’activité physique douce telle que la marche avant de manger pourrait augmenter votre appétit.
  • Si vous avez de la difficulté à avaler, buvez de petites quantités d’eau pendant votre repas, mangez des aliments plus mous tels que des bananes, de la soupe ou de la compote de pommes, ou utilisez un mélangeur pour les aliments durs pourrait vous permettre de manger plus facilement.

Vous trouverez des renseignements supplémentaires sur la nutrition au Chapitre 4 : Se rétablir physiquement.

La perte ou le gain de poids peut être inquiétant pour certains patients. Si cela vous préoccupe, sachez que vous pouvez demander de rencontrer la nutritionniste de votre centre de cancérologie pour une consultation après la fin du traitement. Karine Gimmig, infirmière pivot

L’incontinence (perte de contrôle de la vessie ou des intestins)

De quoi s’agit-il ?

La perte de contrôle de la vessie ou des intestins peut se poursuivre après le traitement. L’incontinence est un des problèmes les plus indésirables et gênants pour les personnes qui désirent retrouver une vie normale.

Pourquoi se produit-elle ?

Les traitements contre les cancers de la vessie, de la prostate, du colon, rectal ou ovarien (entre autres) pourraient nuire au fonctionnement normal de la vessie ou des intestins résultant en une perte de contrôle de ces derniers. Vous pourriez avoir besoin de vous rendre soudainement et souvent à la toilette. Dans certains cas, la chirurgie pourrait entraîner une incontinence totale.

Comment puis-je la gérer ?

Si vous éprouvez des difficultés ou des changements au niveau du fonctionnement de la vessie ou des intestins, parlez-en à votre médecin. Il existe un certain nombre de stratégies pour vous aider à gérer ou réduire les symptômes et l’embarras causés par ces problèmes. Parmi ces stratégies, on retrouve :

Les sites Web ci-dessous peuvent également vous aider :

Les symptômes liés à l’hormonothérapie

FEMME

De quoi s’agit-il ?

L’hormonothérapie (aussi connue sous le nom de thérapie endocrinienne) est un type de traitement contre le cancer utilisé pour ralentir ou arrêter la croissance des cellules cancéreuses en bloquant les hormones qui stimulent les tumeurs. Elle est couramment utilisée pour traiter le cancer du sein. Par exemple, certains cancers du sein sont sensibles à l’estrogène. En réduisant le niveau de cette hormone dans le corps, on peut réduire la croissance du cancer du sein. Les hormones sont des produits chimiques qui aident les différentes parties du corps à effectuer certaines actions. Par exemple, les ovaires produisent de l’estrogène et de la progestérone qui contribuent à la reproduction.

L’hormonothérapie peut être utilisée seule ou combinée à d’autres traitements. Le type d’hormonothérapie que vous recevrez dépendra de votre type de cancer et les effets secondaires ou les symptômes dépendront de l’hormonothérapie. Les symptômes varieront aussi selon votre réponse au traitement.

Plusieurs symptômes de l’hormonothérapie sont semblables à ceux de la ménopause. Il existe principalement deux types de médicaments utilisés en hormonothérapie pour traiter le cancer du sein : le tamoxifène (et des médicaments semblables) et les inhibiteurs de l’aromatase. Ces médicaments peuvent causer des symptômes variés – discutez avec votre médecin de ceux qui pourraient être importants pour vous. Parmi les symptômes de l’hormonothérapie, on retrouve :

  • les bouffées de chaleur; certaines femmes éprouvent aussi de l’anxiété et des palpitations
  • les sueurs nocturnes
  • la sècheresse vaginale
  • les menstruations irrégulières (femmes préménopausées)
  • la fatigue
  • les maux de tête
  • le gain de poids
  • les douleurs musculaires et articulaires
  • la perte des cheveux
  • les nausées et les vomissements
  • les changements d’humeur
  • la dépression
  • la baisse de libido.

Les caillots sanguins et le cancer de l’utérus sont de rares complications liées au tamoxifène. Demandez à votre médecin ce que vous devriez savoir à propos de ces complications.

Consultez aussi le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les symptômes liés à la ménopause.

Pourquoi se produisent-ils ?

L’hormonothérapie diminue le niveau normal de certaines hormones en bloquant leur production. Les symptômes résultent de ces changements dans les taux d’hormones.

Comment puis-je les gérer ?

Vous pouvez essayer plusieurs stratégies pour vous aider à gérer les symptômes liés à l’hormonothérapie (et à la ménopause). L’activité physique régulière peut contribuer à réduire plusieurs des symptômes tels que les bouffées de chaleur, la fatigue, le gain de poids et les changements d’humeur. Si les symptômes nuisent à votre vie et que les stratégies d’autogestion ne vous soulagent pas suffisamment, parlez-en à votre médecin. Il pourrait être possible de changer votre médication pour une autre qui vous causerait moins de symptômes.

► Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes

  • Buvez beaucoup d’eau au cours de la journée. Vous pourriez diminuer la température de votre corps en buvant de l’eau froide.
  • Évitez tout ce qui peut déclencher les bouffées de chaleur telles que l’alcool, la caféine ou les aliments épicés.
  • Portez des vêtements qui laissent respirer votre peau tels que les vêtements amples ou ceux qui sont en fibres naturelles comme le coton.
  • Portez plusieurs épaisseurs de vêtements de manière à pouvoir en enlever s’il fait trop chaud.
  • Utilisez des draps de coton.
  • Prenez une douche ou un bain frais avant d’aller au lit.
  • Gardez une compresse froide sous votre oreiller la nuit. Lorsque vous avez une bouffée de chaleur, vous pouvez retourner votre oreiller pour rafraîchir votre visage.
  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Utilisez un vaporisateur d’eau froide pour diminuer la température de votre peau.
  • Gérez le stress autant que possible. Essayez des activités qui réduisent le stress telles que la méditation, les exercices de respiration profonde, le yoga ou la massothérapie.
  • Parlez à votre médecin des options médicamenteuses si vos bouffées de chaleur sont fréquentes et intenses.

► La fatigue

  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Mangez sainement.
  • Prenez une bonne nuit de sommeil.
  • Utilisez judicieusement votre énergie. Planifiez et priorisez vos activités de la journée afin d’être actif au moment où vous avez davantage d’énergie et de manière à ne pas avoir à vous presser.
  • Prenez des pauses dans la journée.
  • Gérez le stress. Le stress contribue au sentiment de fatigue et tout ce qui peut vous aider à le réduire réduira aussi la fatigue. Vous pouvez utiliser les exercices de respiration profonde, le yoga, la méditation ou la massothérapie pour réduire le stress.

Pour de plus amples renseignements sur la façon de gérer la fatigue, y compris des conseils pour mieux dormir, consultez la rubrique « Fatigue » dans cette section (Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : La fatigue).

► La perte des cheveux

  • Utilisez des shampoings et des revitalisants doux.
  • Peignez ou brossez vos cheveux doucement afin d’éviter de les casser.
  • Laissez sécher vos cheveux naturellement ou utilisez le réglage frais sur le séchoir.
  • Évitez d’utiliser les fers à friser ou défriser.
  • Portez un chapeau lorsque vous êtes au soleil afin de protéger votre tête et votre cuir chevelu.
  • Essayez d’utiliser une teinture naturelle (végétale) plutôt que chimique si vous colorez vos cheveux.

► La sècheresse vaginale – Un hydratant vaginal sans hormone peut améliorer la sècheresse, les démangeaisons et l’irritation. Si vous êtes incertaine du produit à utiliser, parlez-en à votre médecin.

► La baisse de la libido – Si vous ressentez de la sècheresse vaginale, un hydratant vaginal (sans hormone) ou un lubrifiant peut faciliter les relations sexuelles. Si vous êtes incertaine du produit à utiliser, parlez-en à votre médecin. Pour de plus amples renseignements sur les changements de comportement sexuel liés à l’hormonothérapie ou à la ménopause, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les changements liés à la sexualité et à l’intimité.

► Les douleurs musculaires et articulaires – Ces symptômes peuvent être soulagés par les antidouleurs et les anti-inflammatoires en vente libre. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien pour connaître vos options.

► Les nausées et les vomissements – Il s’agit d’un effet secondaire moins courant de certaines hormonothérapies.

  • Buvez beaucoup de liquide au cours de la journée (6 à 8 verres), principalement de l’eau.
  • Essayez de boire des boissons gazeuses comme de l’eau gazéifiée ou du soda gingembre pour soulager votre estomac.
  • Essayez de manger des aliments secs, comme des toasts, des craquelins ou des céréales.
  • Mangez fréquemment des petits repas au lieu de trois gros repas par jour.
  • Évitez les aliments épicés, sucrés ou gras.
  • Mangez lentement et prenez le temps de digérer vos aliments.

► Les changements d’humeur – parmi ceux-ci on retrouve l’irritation, l’anxiété, la tristesse, la colère ou simplement une plus grande émotivité.

  • Prenez une bonne nuit de sommeil
  • Mangez sainement
  • Faites de l’exercice régulièrement. Une alimentation saine et de l’exercice régulier peuvent améliorer la fatigue et les niveaux d’énergie, ce qui peut avoir un impact positif sur l’humeur et réduire l’anxiété.
  • Trouvez des façons de vous détendre et de réduire votre stress, que ce soit une activité physique, un passetemps, la méditation, un massage, lire un livre ou voir vos amis; tout ce qui vous aide à vous relaxer et à vous empêcher de penser au cancer.
  • Exprimez vos sentiments. Parlez de ce que vous ressentez avec une personne en qui vous avez confiance ou demandez à votre équipe de soins une consultation avec un professionnel tel qu’un psychologue. Il pourrait vous aider à faire face à vos sentiments. Vous pourriez aussi tenter de noter vos pensées dans un journal. Plusieurs personnes sont d’avis que c’est une manière très profitable d’exprimer les sentiments difficiles.

► La dépression – Si vous pensez ressentir les symptômes de la dépression, parlez-en à votre médecin. La dépression est un problème sérieux, et non un échec. Votre médecin peut vous suggérer des options de traitement, y compris de la médication et des consultations. Vous pourriez aussi envisager de vous joindre à un groupe d’entraide. Partager vos sentiments avec d’autres personnes qui vivent des expériences semblables peut vous être bénéfique.

Pour de plus amples renseignements sur la gestion de l’humeur et la dépression, consultez le Chapitre 3 : Émotions, peurs et relations.

Pour de plus amples renseignements sur un des sujets suivants, veuillez consulter le chapitre et la section indiqués.

Le risque d’ostéoporose

Les femmes qui sont sous hormonothérapie ou qui l’ont été, comme les inhibiteurs de l’aromatase, sont plus susceptibles de développer de l’ostéoporose. Celle-ci apparaît lors que la masse osseuse diminue ou qu’elle ne se reproduit plus suffisamment. Les os deviennent ainsi plus faibles et peuvent se briser facilement. La diminution du taux d’hormones dans le corps, comme lors de l’hormonothérapie, peut engendrer une perte de la masse osseuse.

Si vous recevez de l’hormonothérapie ou en avez reçu à un certain moment de votre traitement, parlez à votre médecin de votre risque d’ostéoporose. Votre médecin pourrait suggérer une scintigraphie osseuse pour en vérifier le risque. Si votre médecin découvre que vous avez perdu de la masse osseuse, il pourrait vous prescrire un médicament pour ralentir le processus de détérioration ou améliorer le problème. Demandez aussi des stratégies pour diminuer le risque d’ostéoporose tel qu’une augmentation de la vitamine D et de calcium (par l’alimentation ou des suppléments) et des exercices qui utilisent des poids. Il est aussi recommandé d’éviter le tabac et l’alcool puisqu’ils augmentent les risques.

HOMME

De quoi s’agit-il ?

L’hormonothérapie est un type de traitement contre le cancer utilisé pour ralentir ou arrêter la croissance des cellules cancéreuses en bloquant les hormones (androgènes) qui stimulent les tumeurs. Elle est couramment utilisée pour traiter le cancer de la prostate. La testostérone, qui est une hormone masculine et l’hormone la plus abondante chez l’homme, peut stimuler le cancer de la prostate. Elle est surtout produite dans les testicules, mais une petite quantité est aussi produite par la glande surrénale. La diminution du taux de testostérone dans le corps peut perturber la croissance du cancer de la prostate. Le manque de testostérone mènera à un statut de castration qui est habituellement réversible plusieurs mois après l’arrêt de l’hormonothérapie. Les hormones sont des produits chimiques qui aident les différentes parties du corps à effectuer certaines actions. Par exemple, la testostérone contribue à la reproduction.

L’hormonothérapie pour le cancer de la prostate est aussi appelée traitement par privation androgénique (TPA). Consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les symptômes liés à la carence d’hormones.

L’hormonothérapie peut être utilisée seule ou combinée à d’autres traitements. Le type d’hormonothérapie que vous recevrez dépendra de votre type de cancer et les effets secondaires ou les symptômes dépendront de l’hormonothérapie. Les symptômes varieront aussi selon votre réponse au traitement. Parlez à votre médecin des symptômes qui pourraient être importants pour vous parmi ceux-ci-dessous :

  • les bouffées de chaleur; certains hommes peuvent aussi éprouver de l’anxiété et des palpitations
  • l’œdème des seins
  • la sensibilité des seins
  • la baisse de libido
  • la dysfonction érectile (difficulté à avoir ou à garder une érection)
  • la fatigue
  • la nausée
  • les changements d’humeur
  • la dépression
  • la diminution de la masse musculaire et de la force physique
  • le gain de poids
  • les douleurs musculaires et articulaires
  • les démangeaisons.

Pourquoi se produisent-ils ?

L’hormonothérapie diminue le niveau normal de certaines hormones en bloquant leur production. Les symptômes résultent de ces changements dans les taux d’hormones.

Comment puis-je les gérer ?

Dans plusieurs cas, les symptômes liés à l’hormonothérapie (l’état de castration) s’amélioreront plusieurs mois après la fin du traitement. Les symptômes peuvent aussi varier pendant votre traitement. Si ceux-ci nuisent à votre vie et que les stratégies d’autogestion ne vous soulagent pas suffisamment, parlez-en à votre médecin. Il pourrait être possible de changer votre médication pour une autre qui vous causerait moins de symptômes.

► Les bouffées de chaleur – Il s’agit du symptôme le plus fréquent et qui touche jusqu’à 75 % des hommes sous hormonothérapie. Certains hommes éprouveront aussi des palpitations avec ce symptôme. Pour gérer les bouffées de chaleur, les stratégies suggérées sont :

  • Buvez beaucoup d’eau au cours de la journée. Vous pourriez diminuer la température de votre corps en buvant de l’eau froide.
  • Évitez tout ce qui peut déclencher les bouffées de chaleur telles que l’alcool, la caféine ou les aliments épicés.
  • Baissez la température des pièces ou utilisez un ventilateur, particulièrement dans votre chambre.
  • Portez des vêtements qui laissent respirer votre peau tels que les vêtements amples ou ceux qui sont en fibres naturelles comme le coton.
  • Portez plusieurs épaisseurs de vêtements de manière à pouvoir en enlever s’il fait trop chaud.
  • Utilisez des draps de coton.
  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Utilisez un vaporisateur d’eau froide pour diminuer la température de votre peau.
  • Gérez le stress autant que possible. Essayez des activités qui réduisent le stress telles que la méditation, les exercices de respiration profonde, le yoga ou la massothérapie.
  • Parlez avec votre médecin des options médicamenteuses si vos bouffées de chaleur sont fréquentes et intenses.

Pour de plus amples informations sur la gestion des symptômes liés à l’hormonothérapie, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les symptômes liés à la carence d’hormones.

Le risque d’ostéoporose

Les hommes qui sont sous hormonothérapie ou qui l’ont été pendant une période relativement prolongée (habituellement plus de 24 mois) sont plus susceptibles de développer de l’ostéoporose. Celle-ci apparaît lorsque la masse osseuse diminue ou qu’elle ne se reproduit plus suffisamment. Les os deviennent ainsi plus faibles et peuvent se briser facilement. La diminution du taux d’hormones naturelles dans le corps, comme lors de l’hormonothérapie, peut engendrer une perte de la masse osseuse.

Si vous êtes sous hormonothérapie ou l’avez été à un certain moment de votre traitement, parlez à votre médecin de votre risque d’ostéoporose. Votre médecin pourrait suggérer une scintigraphie osseuse pour en vérifier le risque. Demandez-lui aussi des stratégies pour diminuer le risque d’ostéoporose tel qu’une augmentation de la vitamine D et de calcium (par l’alimentation ou des suppléments) et des exercices qui utilisent des poids. Il est aussi recommandé d’éviter le tabac et l’alcool puisqu’ils augmentent les risques. Si votre médecin découvre que vous avez perdu de la masse osseuse à la suite d’une hormonothérapie prolongée, il pourrait vous prescrire un médicament pour ralentir le processus de détérioration ou améliorer le problème.

Les symptômes liés à la ménopause (femmes)

De quoi s’agit-il ?

Certaines femmes qui reçoivent de la chimiothérapie, de la radiothérapie du pelvis ou de l’hormonothérapie ressentent les symptômes de la ménopause tels que des menstruations irrégulières, des bouffées de chaleur, de la sècheresse vaginale, un gain de poids, de l’irritabilité ou d’autres changements d’humeur. Ces symptômes peuvent être plus sévères que lorsque la ménopause se produit naturellement avec l’âge. De plus, la ménopause causée par un traitement contre le cancer augmente les risques d’ostéoporose et de problèmes cardiaques. Si ces effets secondaires vous préoccupe, parlez-en à votre médecin.

Pourquoi se produisent-ils ?

Les symptômes de la ménopause apparaissent habituellement entre 45 et 55 ans lorsque la femme produit moins d’estrogène et de progestérone. Les traitements de chimiothérapie, de radiothérapie dans la région du pelvis et d’hormonothérapie peuvent diminuer la production d’hormones et entraîner une ménopause précoce. Pour de plus amples renseignements sur les symptômes de l’hormonothérapie, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les symptômes liés à l’hormonothérapie.

Comment puis-je les gérer ?

La plupart des stratégies pour gérer les symptômes associés à la ménopause causées par le traitement contre le cancer sont généralement les mêmes que pour la gestion normale de ces symptômes :

► Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes – certaines femmes ressentent aussi des palpitations avec ce symptôme.

  • Buvez beaucoup d’eau durant la journée. Vous pourriez diminuer la température de votre corps en buvant de l’eau froide.
  • Évitez tout ce qui peut déclencher les bouffées de chaleur telles que l’alcool, la caféine ou les aliments épicés.
  • Baissez la température des pièces ou utilisez un ventilateur, particulièrement dans votre chambre.
  • Portez des vêtements qui laissent respirer votre peau tels que les vêtements amples ou ceux qui sont en fibres naturelles comme le coton.
  • Portez plusieurs épaisseurs de vêtements de manière à pouvoir en enlever s’il fait trop chaud.
  • Utilisez des draps de coton.
  • Prenez une douche ou un bain frais avant d’aller au lit.
  • Gardez une compresse froide sous votre oreiller la nuit. Lorsque vous avez une bouffée de chaleur, vous pouvez retourner votre oreiller pour rafraîchir votre visage.
  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Utilisez un vaporisateur d’eau froide pour diminuer la température de votre peau.
  • Gérez le stress autant que possible. Essayez des activités qui réduisent le stress telles que la méditation, les exercices de respiration profonde, le yoga ou la massothérapie.
  • Parlez avec votre médecin des options médicamenteuses si vos bouffées de chaleur sont fréquentes et intenses.

► La fatigue

  • Faites de l’exercice régulièrement
  • Mangez sainement
  • Prenez une bonne nuit de sommeil.
  • Utilisez judicieusement votre énergie. Planifiez et priorisez vos activités de la journée afin d’être active au moment où vous avez davantage d’énergie et de manière à ne pas avoir à vous presser.
  • Prenez des pauses dans la journée.
  • Gérez le stress. Le stress contribue au sentiment de fatigue et tout ce qui peut vous aider à réduire le stress réduira aussi la fatigue. Vous pouvez pratiquer les exercices de respiration profonde, le yoga, la méditation ou la massothérapie pour réduire le stress.

Pour de plus amples renseignements et des stratégies pour gérer la fatigue, y compris des conseils pour mieux dormir, consultez (Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : La fatigue).

► La perte des cheveux

  • Utilisez des shampoings et des revitalisants doux.
  • Peignez ou brossez vos cheveux doucement afin d’éviter de les casser.
  • Laissez sécher vos cheveux naturellement ou utilisez le réglage frais sur le séchoir.
  • Évitez d’utiliser les fers à friser ou défriser.
  • Portez un chapeau lorsque vous êtes au soleil afin de protéger votre tête et votre cuir chevelu.
  • Essayez d’utiliser une teinture naturelle (végétale) plutôt que chimique si vous colorez vos cheveux.

► La sècheresse vaginale – Un hydratant vaginal sans hormone peut améliorer la sècheresse, les démangeaisons et l’irritation. Si vous êtes incertaine du produit à utiliser, parlez-en à votre médecin.

► La baisse de la libido – Si vous ressentez de la sècheresse vaginale, un hydratant vaginal (sans hormone) ou un lubrifiant peut faciliter les relations sexuelles. Si vous êtes incertaine du produit à utiliser, parlez-en à votre médecin. Pour de plus amples renseignements sur les changements de comportement sexuel liés à l’hormonothérapie ou à la ménopause, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les changements liés à la sexualité et à l’intimité.

► Les douleurs musculaires et articulaires – Ces symptômes peuvent être soulagés par les antidouleurs et les anti-inflammatoires en vente libre. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien pour connaître vos options.

► Les changements d’humeur – parmi ceux-ci on retrouve l’irritabilité, l’anxiété, la tristesse, la colère ou simplement une plus grande émotivité.

  • Prenez une bonne nuit de sommeil
  • Mangez sainement
  • Faites de l’exercice régulièrement. Une alimentation saine et de l’exercice régulier peuvent améliorer la fatigue et le niveau d’énergie, ce qui peut avoir un impact positif sur l’humeur et réduire l’anxiété.
  • Trouvez des façons de vous détendre et de réduire votre stress, que ce soit une activité physique, un passetemps, la méditation, un massage, lire un livre ou voir vos amis; tout ce qui vous aide à vous relaxer et à vous empêcher de penser au cancer.
  • Exprimez vos sentiments. Parlez de ce que vous ressentez avec une personne en qui vous avez confiance ou demandez à votre équipe de soins une consultation avec un professionnel tel qu’un psychologue. Il pourrait vous aider à faire face à vos sentiments. Vous pourriez aussi tenter de noter vos pensées dans un journal. Plusieurs personnes sont d’avis que c’est une manière très profitable d’exprimer les sentiments difficiles.

► La dépression – Si vous pensez ressentir les symptômes de la dépression, parlez-en à votre médecin. La dépression est un problème sérieux, et non un échec. Votre médecin peut vous suggérer des options de traitement, y compris de la médication et des consultations. Vous pourriez aussi envisager de vous joindre à un groupe d’entraide. Partager vos sentiments avec d’autres personnes qui vivent des expériences semblables peut vous être bénéfique.

Pour de plus amples renseignements sur la gestion de l’humeur et la dépression, consultez le Chapitre 3 : Émotions, peurs et relations.

Pour de plus amples renseignements sur un des sujets suivants, veuillez consulter le chapitre et la section indiqués.

En outre :

  • Planifiez un rendez-vous avec votre gynécologue pour connaître les meilleures approches pour réduire les symptômes de la ménopause chez une personne qui a reçu des traitements contre le cancer. Par exemple, les femmes qui ont eu certains types de cancer du sein ne peuvent prendre un traitement hormonal substitutif (THS) pour gérer les symptômes de la ménopause.
  • Demandez à votre médecin des stratégies pour diminuer les risques de problèmes cardiaques.
  • Demandez à votre médecin s’il est toujours nécessaire de prendre un contraceptif si vos menstruations ont cessé lorsque vous avez commencé votre traitement contre le cancer, ce qui se produit fréquemment chez les jeunes femmes. Il est aussi possible que vos menstruations recommencent.

La chimiothérapie peut causer une ménopause soudaine ou des symptômes semblables. N’hésitez pas à en parler à votre oncologue ou votre médecin de famille. Karine Gimmig, infirmière pivot

Le risque d’ostéoporose

La ménopause précoce est un facteur de risque pour l’ostéoporose. Cette dernière apparaît lorsque la masse osseuse diminue ou qu’elle ne se reproduit plus suffisamment. Les os deviennent ainsi plus faibles et peuvent se briser facilement. Votre médecin pourrait suggérer une scintigraphie osseuse pour en vérifier le risque. Demandez aussi des stratégies pour diminuer le risque d’ostéoporose tel qu’une augmentation de la vitamine D et de calcium (par l’alimentation ou des suppléments) et des exercices qui utilisent des poids. Il est aussi recommandé d’éviter le tabac et l’alcool puisqu’ils augmentent les risques. Si votre médecin découvre que vous avez perdu de la masse osseuse, il pourrait vous prescrire un médicament pour ralentir le processus de détérioration ou améliorer le problème.

Les symptômes liés à la carence d’hormones (hommes)

De quoi s’agit-il ?

Les symptômes liés à la carence d’hormones chez les hommes sous hormonothérapie pour le traitement contre le cancer de la prostate sont fréquents. L’hormonothérapie pour le cancer de la prostate est aussi appelée traitement par privation androgénique (TPA). Les androgènes sont nécessaires pour la fonction sexuelle et reproductive de l’homme. Elles peuvent cependant être la cause du développement des cellules cancéreuses de la prostate. Le TPA est utilisé pour ralentir ou arrêter la croissance des cellules cancéreuses. Consultez aussi le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les symptômes liés à l’hormonothérapie.

Les symptômes liés à la carence d’hormones dépendent du médicament ou du traitement utilisé pour diminuer les niveaux d’androgènes ainsi que votre réponse individuelle au traitement. Tous les hommes n’éprouveront pas les mêmes symptômes même s’ils reçoivent le même traitement. Parmi les symptômes liés à la carence d’hormones, on retrouve :

  • les bouffées de chaleur. Environ 75 % des hommes qui reçoivent un TPA contre le cancer de la prostate ressentent des bouffées de chaleur. Les bouffées de chaleur sont une sensation de chaleur soudaine ressentie principalement à la tête et à la partie supérieure du corps. Elles sont souvent accompagnées de rougeurs et de transpiration. Les bouffées de chaleur peuvent être légères et occasionnelles ou elles peuvent être intenses et se produire plusieurs fois par jour. Certains hommes éprouvent aussi des palpitations avec ce symptôme. Les bouffées de chaleur cessent habituellement entre 6 et 8 mois après la fin du traitement.
  • l’œdème des seins
  • la sensibilité des seins
  • la baisse de libido
  • la dysfonction érectile (difficulté à avoir ou à garder une érection)
  • la fatigue
  • la nausée
  • les changements d’humeur (tels que l’anxiété, la tristesse, la frustration ou la colère)
  • la dépression
  • la diminution de la masse musculaire et de la force physique
  • le gain de poids
  • les douleurs musculaires et articulaires
  • les démangeaisons.

Certains patients sous hormonothérapie contre le cancer de la prostate ont rapporté des problèmes de concentration et/ou de mémoire. Parlez-en à un membre de votre équipe de soins si cela vous préoccupe. Il est possible que vos globules rouges (hémoglobine) diminuent et entrainent de l’anémie.

Pourquoi se produisent-ils ?

Le TPA diminue les niveaux d’androgènes, tels que la testostérone, qui peuvent alimenter les cellules cancéreuses. Cependant, le changement des taux de ces hormones peut aussi causer un large éventail de symptômes.

Comment puis-je les gérer ?

Les symptômes liés au TPA font partie de ce traitement. Dans la plupart des cas, les symptômes s’amélioreront après la fin du traitement. Vous pouvez essayer un certain nombre de stratégies pour gérer les symptômes pendant votre traitement. En général, une saine alimentation, des exercices réguliers et un sommeil de qualité sont recommandés pour traiter la majorité des symptômes.

► Les bouffées de chaleur

  • Buvez beaucoup d’eau au cours de la journée. Vous pourriez diminuer la température de votre corps en buvant de l’eau froide.
  • Évitez tout ce qui peut déclencher les bouffées de chaleur telles que l’alcool, la caféine ou les aliments épicés.
  • Baissez la température des pièces ou utilisez un ventilateur, particulièrement dans votre chambre.
  • Portez des vêtements qui laissent respirer votre peau tels que les vêtements amples ou ceux qui sont en fibres naturelles comme le coton.
  • Portez plusieurs épaisseurs de vêtements de manière à pouvoir en enlever s’il fait trop chaud.
  • Utilisez des draps de coton.
  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Utilisez un vaporisateur d’eau froide pour diminuer la température de votre peau.
  • Gérez le stress autant que possible. Essayez des activités qui réduisent le stress telles que la méditation, les exercices de respiration profonde, le yoga ou la massothérapie.
  • Parlez avec votre médecin des options médicamenteuses si vos bouffées de chaleur sont fréquentes et intenses.

► La sensibilité et/ou l’œdème des seins – Si vous développez de la sensibilité ou de l’œdème sévères aux seins, parlez-en à votre médecin.

► La sexualité : la perte du désir et/ou la dysfonction érectile – parlez-en à votre médecin si ces symptômes perturbent votre vie. Pour de plus amples renseignements, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Les changements liés à la sexualité et à l’intimité.

► La fatigue

  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Mangez sainement.
  • Prenez une bonne nuit de sommeil.
  • Utilisez judicieusement votre énergie. Planifiez et priorisez vos activités de la journée afin d’être actif au moment où vous avez davantage d’énergie et de manière à ne pas avoir à vous presser.
  • Prenez des pauses dans la journée.
  • Gérez votre stress. Le stress contribue au sentiment de fatigue et tout ce qui peut vous aider à le réduire réduira aussi la fatigue. Vous pouvez pratiquer les exercices de respiration profonde, le yoga, la méditation ou la massothérapie pour réduire le stress.

Pour de plus amples renseignements sur la gestion de la fatigue, y compris des conseils pour mieux dormir, consultez (Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : La fatigue).

► Les douleurs musculaires et articulaires – Ces symptômes peuvent être soulagés par les antidouleurs et les anti-inflammatoires en vente libre. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien pour connaître vos options.

► Les changements d’humeur – parmi ceux-ci on retrouve l’irritabilité, l’anxiété, la colère ou simplement une plus grande émotivité.

  • Prenez une bonne nuit de sommeil.
  • Mangez sainement.
  • Faites de l’exercice régulièrement. Une alimentation saine et de l’exercice régulier peuvent améliorer la fatigue et le niveau d’énergie, ce qui peut avoir un impact positif sur l’humeur et réduire l’anxiété.
  • Trouvez des façons de vous détendre et de réduire votre stress, que ce soit une activité physique, un passetemps, la méditation, un massage, lire un livre ou voir vos amis; tout ce qui vous aide à vous relaxer et à vous empêcher de penser au cancer.
  • Exprimez vos sentiments. Parlez de ce que vous ressentez avec une personne en qui vous avez confiance ou demandez à votre équipe de soins une consultation avec un professionnel tel qu’un psychologue. Il pourrait vous aider à faire face à vos sentiments. Vous pourriez aussi tenter de noter vos pensées dans un journal. Plusieurs personnes sont d’avis que c’est une manière très profitable d’exprimer les sentiments difficiles.

► La dépression – Si vous pensez ressentir les symptômes de la dépression, parlez-en à votre médecin. La dépression est un problème sérieux, et non un échec. Votre médecin peut vous suggérer des options de traitement, y compris de la médication et des consultations. Vous pourriez aussi envisager de vous joindre à un groupe d’entraide. Partager vos sentiments avec d’autres personnes qui vivent des expériences semblables peut vous être bénéfique.

Pour de plus amples renseignements sur la gestion de l’humeur et la dépression, consultez le Chapitre 3 : Émotions, peurs et relations.

Pour de plus amples renseignements sur un des sujets suivants, veuillez consulter le chapitre et la section indiqués.

Le risque d’ostéoporose

Les hommes qui ont reçu un TPA pendant une période relativement prolongée (habituellement plus de 24 mois) sont plus susceptibles de développer de l’ostéoporose. Celle-ci apparaît lorsque la masse osseuse diminue ou qu’elle ne se reproduit plus suffisamment. Les os deviennent ainsi plus faibles et peuvent se briser facilement. La diminution du taux d’hormones naturelles dans le corps, comme lors du TPA, peut engendrer une perte de la masse osseuse.

Si vous êtes sous TPA ou l’avez été à un certain moment de votre traitement, demandez à votre médecin de faire une scintigraphie osseuse pour évaluer le risque d’ostéoporose. Demandez-lui aussi des stratégies pour diminuer le risque d’ostéoporose tel qu’une augmentation de la vitamine D et de calcium (par l’alimentation ou des suppléments) et des exercices qui utilisent des poids. Il est aussi recommandé d’éviter le tabac et l’alcool puisqu’ils augmentent les risques. Si votre médecin découvre que vous avez perdu de la masse osseuse à la suite d’une hormonothérapie prolongée, il pourrait vous prescrire un médicament pour ralentir le processus de détérioration ou améliorer ce problème.

Les changements liés à la sexualité et à l’intimité

De quoi s’agit-il ?

La sexualité fait partie de la vie quotidienne tout comme respirer, manger et dormir. Elle comprend le désir d’être proche et intime avec une autre personne autant que l’acte sexuel lui-même. Le traitement contre le cancer peut toucher cette partie de la vie et peut modifier le désir et la fonction sexuels à court ou long terme, pour les hommes et les femmes.

Pourquoi se produisent-ils ?

Le désir sexuel et la capacité d’avoir une relation sexuelle peuvent être influencés par les changements physiques et émotionnels causés par le traitement.

  • Les changements du corps et des organes sexuels – Le désir sexuel peut être altéré lorsqu’une personne n’est pas à l’aise avec son corps à cause des changements causés par le traitement, tels que les cicatrices, le changement de poids, la mastectomie, la perte d’un membre ou une stomie. Certains traitements peuvent aussi changer le fonctionnement des organes sexuels. Les hommes qui ont eu un cancer de la prostate, du pénis ou des testicules peuvent connaître une dysfonction érectile (incapacité d’avoir ou de garder une érection) causée par des dommages aux nerfs ou aux vaisseaux sanguins. Certaines femmes peuvent éprouver de la douleur lors de la relation sexuelle ou une diminution de la sensation à cause de la chirurgie ou du traitement de la région génitale.
  • L’hormonothérapie – qui est couramment utilisée pour le traitement contre le cancer du sein et de la prostate peut diminuer le désir sexuel et rendre difficiles les relations sexuelles. Pour les hommes, ce traitement est aussi appelé traitement par privation androgénique.
  • Les symptômes liés à la ménopause – chez les femmes, les effets secondaires tels que la sècheresse vaginale et les bouffées de chaleur, qui résultent de la ménopause précoce due au traitement, peuvent diminuer le désir sexuel ou rendre difficiles les relations sexuelles.
  • Les problèmes émotionnels – certaines personnes peuvent aussi faire face à des défis émotionnels après le traitement. Le stress, l’anxiété ou la dépression peuvent nuire à la libido.
  • Les médicaments – certains médicaments tels que l’hormonothérapie peuvent nuire au désir sexuel.
  • Les effets secondaires – Le traitement des effets secondaires tels que la fatigue, la douleur ou l’incontinence peuvent entraver l’activité sexuelle et l’intimité.

Comment puis-je les gérer ?

L’intimité est une partie importante de la vie. Partager vos sentiments avec votre partenaire peut faire une grande différence pour vous aider à inclure les changements liés à la sexualité dans votre intimité avec succès. En ayant une discussion honnête, vous et votre partenaire serez davantage en mesure de parler de vos préoccupations et de trouver de nouvelles façons de vous connecter physiquement. Parmi les éléments que vous pouvez apporter : partager vos peurs et vos inquiétudes, informer votre partenaire lorsque vous ressentez de la douleur et discuter des différentes manières d’être intimes.

Si vous sentez que vos émotions pourraient occasionner des changements à votre sexualité, il serait aussi utile de parler à un conseiller ou un psychologue. Si parler de sexualité avec votre partenaire est difficile, un thérapeute sexuel pourrait vous aider, ainsi que votre partenaire, à parler plus ouvertement et trouver des solutions. Parlez-en à un membre de votre équipe de soins en qui vous avez confiance. Il pourrait vous trouver l’aide appropriée dont vous avez besoin. Il serait peut-être valable de discuter des problèmes suivants avec un professionnel :

  • Les femmes – Vous pouvez demander à votre médecin quelles sont les différentes options qui sont disponibles si vous ressentez de la sècheresse vaginale et de l’irritation tels les lubrifiants, les crèmes et les dilatateurs vaginaux.
  • Les hommes – Il existe plusieurs approches différentes disponibles pour les hommes qui souffrent de dysfonction érectile telles que la médication, la consultation et les accessoires fonctionnels.
  • Les femmes et les hommes – Les exercices de Kegel peuvent améliorer la faiblesse musculaire de la région génitale (www.canadiancontinence.ca/pdfs/pelvicmuscleexercises.pdf).

Pour de plus amples renseignements sur la sexualité et le cancer, consultez la documentation de la Société canadienne du cancer : www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/publications/Sex intimacy and cancer/32061-1-NO.pdf.

Conseils pratiques

Les éléments clés à généralement garder en tête lorsque vous gérez les effets secondaires et leurs symptômes :

  • Notez dans un journal quotidien (aussi appelé journal des symptômes) votre état de santé après le traitement. En ayant un historique de votre santé, il sera plus facile de suivre les symptômes et les effets secondaires afin qu’ils soient traités et gérés le plus tôt possible. Pour de plus amples renseignements sur la façon d’utiliser un journal des symptômes, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 1 : Les effets secondaires tardifs et à long terme après le traitement / Titre : Comment utiliser un journal des symptômes.
  • Consultez votre équipe de soins si vous croyez qu’un symptôme ou un effet secondaire vous empêche de retourner au travail. Renseignez-vous aussi auprès de votre compagnie d’assurance et/ou la Régie des rentes du Québec si vous êtes admissible pour une rente d’invalidité de longue durée. Pour de plus amples renseignements, consultez le chapitre 5 : Retour au travail.
  • Les effets secondaires peuvent être différents d’une personne à une autre. Ils peuvent apparaître dès la fin du traitement ou des mois et même des années plus tard (effets tardifs). Leur durée varie également. Les effets peuvent s’améliorer rapidement chez certaines personnes, alors que chez d’autres ils sont à long terme.
  • Minimisez la perturbation des effets à long terme sur votre vie quotidienne en développant des habitudes et des routines pour les gérer aussi efficacement que possible.

Section 3

La gestion de la stomie à la suite d’une chirurgie colorectale

Si vous avez eu certains cancers colorectaux qui ont nécessité une résection d’une partie de votre appareil digestif, vous vous êtes probablement réveillé de la chirurgie avec un changement important à votre corps. Il est possible que le chirurgien ait eu à créer une ouverture dans votre abdomen pour éliminer les déchets de votre corps. Cette ouverture est connue sous le nom de stomie.

Il existe différents types de stomies, mais elles ont toutes la même fonction de base – rediriger votre système digestif afin d’éliminer les déchets de votre corps par la stomie plutôt que par l’anus. Il y a deux types principaux de stomies :

  • Une colostomie qui se trouve dans la partie inférieure gauche de votre abdomen, à quelques pouces de votre nombril. Celle-ci est habituellement utilisée lors de l’ablation de la partie inférieure du colon (le rectum et/ou l’anus). Les déchets auront probablement l'apparence de vos selles avant la chirurgie.
  • Une iléostomie se trouve généralement sur le côté droit et légèrement plus haut sur l’abdomen. Celle-ci est habituellement utilisée lors de la résection de la partie du colon qui se trouve plus haut dans l’appareil digestif. Une iléostomie entraînera des selles plus molles et liquides, et plus fréquentes.

S’adapter à une nouvelle réalité

Devenir une personne stomisée (personne qui a subi une stomie) signifie une adaptation importante à votre vie. La stomie n’affecte pas seulement le fonctionnement de votre système digestif et la façon dont vous devez en prendre soin, elle peut aussi avoir un impact sur votre style de vie et la manière dont vous percevez votre corps. Cette nouvelle réalité peut être terrifiante et déprimante, et difficile à gérer en plus de votre diagnostic de cancer. Certains patients peuvent éprouver des symptômes de dépression et même un trouble de stress posttraumatique (TSP) après la chirurgie. Il est important d’exprimer vos préoccupations aux médecins, aux infirmières et au personnel de soutien, y compris les experts en santé mentale. Vous pourriez profiter de parler avec des personnes qui ont vécu la même expérience afin de connaître comment elles ont réagit et se sont adaptées. (Consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 3 : La gestion de la stomie à la suite d’une chirurgie colorectale / Titre : La communauté des personnes stomisées.)

Les premières nuits à l’hôpital après ma chirurgie ont été extrêmement difficiles. Je me souviens avoir fait des cauchemars que je me désintégrais littéralement de l’intérieur. Les infirmières ont été très attentionnées. Elles étaient toujours présentes et elles m’ont obtenu une consultation avec un psychiatre afin de me soutenir pendant mon adaptation à ma nouvelle réalité. J’ai poursuivi ce travail avec un thérapeute pour m’aider à passer au travers de cette transition. Dan se rétablit d’un cancer du côlon, 55 ans

Vous aurez discuté avec votre médecin pour savoir si votre stomie sera temporaire ou permanente. Certaines stomies seront éventuellement réversibles lorsque le colon aura guéri. Bien que les deux situations présentent des défis, la chose la plus importante à vous rappeler est que malgré le temps et l’effort requis par la nouvelle stomie, cette formidable technique chirurgicale vous aura probablement sauvé la vie. Se rappeler de ce fait peut vous aider dans les jours difficiles à venir.

Peut-être qu’il serait utile que vous sachiez qu’à moins de le dire, il est peu probable que quelqu’un remarque votre stomie. Les sacs pour stomie sont plats et difficiles à voir sous les vêtements, y compris les maillots de bain. Dans la plupart des cas, vous pourrez manger ce que vous voulez et poursuivre les mêmes activités, y compris les sports que vous aimiez pratiquer avant la chirurgie. Les personnes stomisées ont aussi une vie sexuelle active. Soyez patient envers vous-même et le processus. Accordez-vous du temps pour vous familiariser avec les adaptations à venir avec la stomie et développer un niveau de confort avec cette nouvelle partie de votre vie.

Je me souviens de la première fois où j’ai parlé à mon chirurgien du besoin d’une colostomie. J’étais incertain et terrifié. Je me sentais seul. J’ai ensuite reçu un appel de mon père qui m’informait que mon oncle avait eu une colostomie depuis 30 ans, ainsi qu’un de ses amis proches. Non seulement je me suis senti rassuré, mais j’ai commencé à voir que je faisais partie d’une communauté et que la stomie ne devait pas définir le reste de ma vie. Si je ne savais même pas que mon oncle était une personne stomisée, je pourrais décider de le partager ou non avec les autres. Lentement, j’ai commencé à me sentir plus en contrôle de la situation. Dan se rétablit d’un cancer du côlon, 55 ans

L’impact émotionnel

Comme pour tout changement radical à notre corps, nous devons composer avec les sentiments et les émotions qui accompagnent cette nouvelle réalité. Le chagrin et le deuil sont des sentiments très courants et ils peuvent être très forts et troublants, mais ils font également partie du processus de guérison. Il est important de ne pas nier ces sentiments, mais de les accepter et d’y travailler. Il est aussi important de profiter du soutien de la famille, des amis, des professionnels en santé mentale ainsi que des autres personnes qui ont vécu la même expérience. Votre équipe de soins, y compris votre infirmière spécialisée en soins de stomies, des plaies et d’incontinence, peuvent vous diriger vers les ressources telles que les psychologues et les travailleurs sociaux afin de vous aider à maitriser ces émotions. Faire le deuil de la vie que vous meniez avant votre cancer est un processus naturel pour plusieurs et la stomie peut être un rappel constant de l’impact de cette maladie. Elle peut aussi être un symbole de votre force et de votre résilience au cours de votre rétablissement.

Vous pouvez faire plusieurs choses pour vous aider à identifier et gérer toutes ces émotions. Tenir un journal – noter vos pensées et vos sentiments – peut être très utile. Certains trouvent que les activités telles que la peinture, la méditation, écouter de la musique, lire ou cuisiner les aident à gérer leurs pensées et leurs émotions et à se concentrer sur le moment présent. D’autres trouvent du réconfort dans les activités physiques telles que le yoga, le taïchi, l’exercice et même simplement en marchant dans la nature. La clé réside dans ce qui vous aide à vous concentrer sur le présent et à ne pas vous enliser dans les inquiétudes à propos de l’avenir ou les regrets liés au passé. Ces activités et stratégies, et plusieurs autres dont vous ferez la découverte, vous aideront à vous rappeler que vous êtes ici maintenant avec toutes les émotions qui accompagnent le fait d’être en vie.

Avec tout ce qu’il y avait à gérer sur le plan de la chirurgie, des médicaments, des tubes, des plaies et tout ça, c’était presque comme si ma stomie était la dernière chose que je voulais affronter. Je ne voulais pas la voir et je pense que c’était en partie parce que je ne voulais pas accepter qu’elle soit là ! Mais en travaillant avec mes infirmières pour le changement de sac, en comprendre la fonction, j’ai commencé à reprendre un certain contrôle. J’avais besoin et continue d'avoir besoin de beaucoup de soutien pour passer au travers. Dan se rétablit d’un cancer du côlon, 55 ans

Notre image corporelle – la manière dont nous percevons notre corps – est cruciale à notre état émotionnel. Rappelez-vous que c’est votre choix de partager ou non, au moment que vous le désirez, votre expérience de personne stomisée. Votre relation avec votre corps peut être complexe. Vous aurez fort probablement de moins bons jours où vous aurez envie de vous cacher ou de simplement prendre une pause. Mais vous aurez aussi de bonnes journées où vous vous sentirez fort et beau, parce que vous l’êtes. Nous avons tous l’occasion de nous concentrer sur le beau côté des choses. Certains jours seront meilleurs, mais ce ne sera pas tous les jours. Essayez d’apprécier et d’être reconnaissant de votre vie autant que possible et l’acceptation viendra graduellement. Cela fait partie de la vie.

Gérer votre stomie

Vivre avec une stomie signifie de comprendre le fonctionnement, les produits et les finances que cela implique. Vous n’avez aucun muscle pour contrôler lorsque vous avez besoin « d’y aller », ce qui signifie que les déchets ont besoin d’un endroit où aller même si vous n’êtes pas proche d’une toilette. Il existe deux systèmes de base impliquant une ou deux pièces. Vous découvrirez ce qui fonctionne le mieux pour vous et vous devriez être à l’aise d’essayer toutes les différentes solutions et produits avant de prendre une décision.

  • L’appareillage à une pièce est un sac pour stomie fixé directement à votre corps.
  • L’appareillage à deux pièces est un sac pour stomie fixé à une barrière cutanée fixée au corps. Le sac pour stomie peut être remplacé séparément.

Dans le cas d’une iléostomie, vous devrez généralement changer votre barrière cutanée tous les 3 à 5 jours, alors que pour la colostomie, celle-ci pourra être conservée pendant 5 à 7 jours. D’une manière ou l’autre, vous devrez vider ou changer votre sac lorsqu’il est plein au tiers afin d’éviter les fuites. Lorsque vous sentez qu’il commence à être un peu lourd ou inconfortable, il est temps de le changer !

Votre équipe de soins et/ou votre infirmière spécialisée en soins de stomies, des plaies et d’incontinence vous enseigneront plus en détail ce que vous devez savoir pour prendre soin de votre stomie, y compris la vidange et le remplacement de votre sac ainsi que le nettoyage et la protection de votre peau autour. Avec de la pratique et du temps, vous deviendrez à l’aise avec les procédures et vous trouverez ce qui vous convient le mieux. Il serait peut-être profitable de communiquer avec les compagnies qui offrent les fournitures pour les stomies afin de recevoir des échantillons de produits et voir avec lesquels vous êtes plus à l’aise. Pour de plus amples renseignements sur les fournitures pour les stomies, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 3 : La gestion de la stomie à la suite d’une chirurgie colorectale / Titre : Les fournitures pour la stomie.

Les flatulences

Les flatulences peuvent être légèrement plus bruyantes avec une stomie que ce à quoi vous étiez habitué avant la chirurgie. Cependant, avec un sac bien ajusté il n’y aura aucune odeur puisqu’elle sera retenue dans le sac. Certains sacs sont ajustés avec un filtre qui laissera passer les flatulences tout en éliminant les odeurs. Comme avant votre stomie, vous pourrez pressentir lorsque vous avez une flatulence. En plaçant votre main discrètement sur votre stomie, vous pourrez généralement atténuer le son.

Si vous trouvez que vous avez beaucoup de flatulences et que votre sac ne possède pas de filtre, vous pourriez remarquer que votre sac se gonfle, presque comme un ballon. La solution simple est de vous rendre à la toilette la plus proche et de soulager votre sac en le détachant de la barrière cutanée pour laisser le gaz s’échapper. Ceci ne fonctionne qu’avec l’appareillage à deux pièces. L’appareillage à une pièce requiert habituellement un filtre.

La formation de « galette »

Une autre préoccupation courante avec les colostomies et les iléostomies est ce que les personnes stomisées appellent la formation de « galette ». Ce terme est utilisé pour décrire ce qui se produit lorsque les selles restent prises autour de la stomie au lieu de tomber dans le fond du sac. Ceci peut causer de l’irritation à la peau ou des fuites parce que les selles se logent derrière la barrière cutanée. Il existe plusieurs trucs et conseils pour éviter ce problème, mais le plus courant est l’utilisation d’un lubrifiant et d’un liquide désodorisant dans le sac pour aider les selles à glisser dans le sac.

Les complications possibles

Un certain nombre de problèmes peuvent nuire au fonctionnement de votre stomie. Les plus courants sont l’obstruction et les hernies.

Une obstruction peut se produire lorsque les aliments se coincent dans le tube digestif. Les obstructions peuvent être inquiétantes, mais sont généralement faciles à gérer, même à la maison. Parmi les symptômes d’obstruction, on retrouve :

  • les douleurs à l’estomac ou à l’abdomen
  • aucun débit ou un débit très liquide et mou
  • les nausées et les vomissements
  • un ventre gonflé et dur

Plusieurs obstructions peuvent être soulagées en essayant ce qui suit :

  • cessez de manger des aliments solides jusqu’au soulagement de l’obstruction
  • buvez beaucoup de liquides, principalement des liquides chauds tels que le thé qui peuvent aider à déloger ce qui est coincé
  • levez vos genoux jusqu’à votre poitrine et tournez-vous d’un côté et de l’autre

Communiquez avec votre équipe de soins si ces stratégies n’améliorent pas l’obstruction ou si vous êtes préoccupé.

Une hernie péristomiale est un phénomène courant avec les stomies. Une hernie est une portion de l’intestin qui crée une bosse près ou derrière la stomie. La stomie affaiblit la paroi abdominale et augmente ainsi le risque de hernie. Les hernies ne sont habituellement pas dangereuses, mais elles peuvent causer des bourrelets peu attrayants. Elles peuvent aussi rendre difficile l’ajustement de la barrière cutanée à votre abdomen et causer des fuites. Si une hernie vous cause de la douleur ou de l’inconfort, communiquez avec votre médecin. Ceci peut souvent être réglé rapidement.

Fournitures pour la stomie

Il y a trois fournisseurs importants de produits pour les stomies au Canada :

Ces trois compagnies offrent des échantillons des différents produits aux personnes nouvellement stomisées. Elles ont également des infirmiers et infirmières spécialisés en soins de stomies, des plaies et d’incontinence à leur emploi pour vous offrir du soutien. Certains détaillants qui fournissent des produits pour stomie offrent souvent du soutien et des échantillons. Dans plusieurs cas, les compagnies livreront les fournitures à votre porte si vous n’êtes pas à l’aise d’aller acheter celles-ci en personne. Demandez des recommandations à votre équipe de soins.

Soutien financier

Les coûts liés aux produits pour stomie peuvent préoccuper certaines personnes. Les régimes publics de santé et les assureurs privés offrent du soutien. Communiquez dans les moindres délais avec votre compagnie d’assurance pour connaître la couverture de votre plan. Le site Web VeganOstomy fournit une liste des subventions gouvernementales et du soutien disponibles dans les différentes régions du Canada : www.veganostomy.ca/ostomy-supply-costs-canada.

La communauté des personnes stomisées

Comme plusieurs patients atteints de cancer, les personnes stomisées se sont réunies pour former une communauté d’entraide active, que ce soit en ligne ou par des réunions régulières et des événements. Un des grands avantages de construire une relation forte avec la communauté des personnes stomisées sont les conseils et le soutien que vous recevrez alors que vous commencez à naviguer parmi les produits pour gérer votre nouvelle stomie.

Voici quelques-unes des communautés en ligne pour les personnes stomisées :

Section 4

Faire face aux troubles cognitifs

Pour les personnes qui ont reçu de la chimiothérapie, les termes « chimiocerveau » ou « cerveau embrumé » décrivent les symptômes des troubles cognitifs qui se produisent lors d’un traitement contre le cancer. « Cognitif » fait référence aux activités mentales telles que penser, comprendre, organiser et mémoriser. Les causes exactes de ces changements sont nébuleuses. Les spécialistes étudient encore les causes des troubles cognitifs lors du traitement contre le cancer. Aussi, certaines personnes qui ont reçu un traitement contre le cancer ne sont pas du tout touchées de façon notable par les troubles cognitifs.

Les troubles cognitifs et leurs symptômes

Les troubles cognitifs et leurs symptômes peuvent être vécus de plusieurs manières différentes. Cependant, généralement les personnes qui ont éprouvé des troubles cognitifs avec le traitement contre le cancer les décrivent comme une pensée plus lente et moins efficace. Elles ne peuvent plus étudier, lire ou regarder un film complet sans se fatiguer comme avant. Les troubles du sommeil sont aussi courants. Ces changements peuvent nuire à la vie quotidienne, à la maison et au travail, en perturbant la capacité de faire ou compléter les tâches et les activités quotidiennes. Cependant, les troubles cognitifs causés par le traitement ne sont habituellement pas permanents.

Si vous ressentez des troubles cognitifs, informez votre médecin le plus tôt possible. Il peut vous aider à trouver des solutions pour gérer ces symptômes. Notez tout ce qui vous semble différent ou inhabituel dans votre journal quotidien, même si cela semble être une simple erreur. Cela vous servira lorsque vous discuterez de la situation avec votre médecin. Selon l’évaluation de vos symptômes par votre médecin, il pourrait vous recommander à un spécialiste des fonctions cognitives.

Les troubles cognitifs peuvent apparaître pendant le traitement contre le cancer, soudainement après le traitement ou comme un effet tardif graduellement après le traitement.

Les troubles cognitifs soudains

Les troubles cognitifs soudains peuvent se produire pendant une courte période chez la plupart des gens. Parmi les symptômes, on retrouve :

  • la difficulté de concentration et de compréhension
  • les troubles du sommeil
  • l’agitation
  • la confusion
  • la perte de mémoire

Les troubles cognitifs graduels

Les troubles cognitifs graduels se développent lentement. Parfois, ils n’apparaissent qu’après le traitement et peuvent durer plus longtemps (effet secondaire à long terme). Ces problèmes ne sont pas toujours réversibles. Il existe cependant des techniques et des stratégies pour diminuer leurs effets sur la vie courante. Parmi les symptômes liés aux troubles cognitifs graduels, on retrouve :

  • les problèmes de mémoire
  • la difficulté de faire plusieurs tâches simultanément
  • la difficulté à résoudre des problèmes
  • la difficulté à prendre des décisions
  • les changements de personnalité
  • les problèmes d’organisation
  • les problèmes pour suivre les consignes
  • la confusion

La gestion des troubles cognitifs

Si vous faites face à des troubles cognitifs, essayez de vous détendre le plus possible, car le stress peut exacerber les symptômes. Parlez de votre expérience avec les gens en qui vous avez confiance tels que les amis, la famille ou un professionnel. Bien que les problèmes cognitifs puissent représenter un très grand défi, demeurez optimiste. Généralement, ces changements sont temporaires et peuvent être gérés efficacement.

Il existe des outils numériques (applications sur téléphone intelligent) pour créer des listes, des notes, des agendas qui peuvent vous aider si vous avez des problèmes de mémoire ou de la difficulté à organiser les détails de la vie quotidienne. Voici quelques exemples :

Consultez les « conseils pratiques » de cette section pour plus de techniques d’adaptation.

La perte de concentration causée par la chimiothérapie est normale et réversible, mais peut être frustrante pour les patients. Accordez-vous du temps et faites confiance à votre rétablissement. Au besoin, votre médecin ou votre infirmière pivot peut vous recommander à une clinique de réadaptation à la suite de la fin du traitement. Karine Gimmig, infirmière pivot

Conseils pratiques

  • Faites des exercices cognitifs. Ceux-ci sont recommandés pour aider votre capacité de réflexion. Parmi ceux-ci, on retrouve les mots croisés, les casse-têtes, la peinture, jouer un instrument ou un autre nouveau passetemps. Pour d’autres exemples, consultez www.aarp.org/health/brain-health/brain_games.html.
  • Planifiez votre journée afin d’organiser les tâches que vous devez faire.
  • Maintenez une routine quotidienne régulière. N’essayez pas d’inscrire trop de choses à votre horaire et évitez de faire plusieurs tâches simultanément.
  • Notez tout. Faites des listes et des rappels dans votre agenda ou votre téléphone intelligent. Soulignez l’information importante et les personnes à contacter en cas d’urgence. Placez des notes autocollantes aux endroits stratégiques dans votre maison ou au bureau pour vous rappeler de sortir les ordures, d’aller faire l’épicerie, d’envoyer un document important par courriel, etc.
  • Essayez de nouvelles méthodes pour mémoriser les choses telles que chanter les choses dont vous devez vous souvenir ou les répéter à plusieurs reprises.
  • Consultez un ergothérapeute. Un ergothérapeute ou un conseiller en réadaptation peuvent aider et guider les personnes qui souffrent de « chimiocerveau » à retourner au travail et à maximiser leurs aptitudes. Demandez à votre médecin s’il est possible d’avoir une consultation et informez-vous si votre assurance offre une couverture pour ce type de thérapie. Pour de plus amples renseignements au sujet des services disponibles, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 7 : Les programmes pour vous aider à aller de l’avant.
  • Informez-vous de vos options de travail. Parlez avec votre employeur des meilleures façons de travailler pour vous, y compris la possibilité de faire du télétravail ou du temps partiel. Planifiez un retour au travail graduel, une étape à la fois. Pour de plus amples renseignements, consultez le Chapitre 5 : Retour au travail.
  • Pensez à un programme d’entrainement cérébral. Les personnes qui font face à des troubles cognitifs à long terme pourraient bénéficier de réadaptation et d’entrainement cérébral avec un professionnel.

Section 5

Gérer les effets secondaires en ayant un mode de vie sain

La nutrition, l’activité physique, le sommeil et l’équilibre émotionnel sont les éléments clés pour gérer efficacement les effets secondaires.

La nutrition

L’alimentation est au centre de votre rétablissement. Bien manger et bien vous hydrater amènent une meilleure santé physique et mentale et peuvent aussi contribuer à minimiser les effets secondaires tels que la fatigue, l’anémie et les problèmes digestifs. Une bonne alimentation signifie manger de façon équilibrée des fruits, des légumes, des protéines et des grains entiers. Si vous avez des besoins spécifiques ou un régime spécial, parlez-en à votre médecin, une nutritionniste ou une diététicienne. Pour de plus amples renseignements au sujet de la nutrition, consultez le Chapitre 4 : Se rétablir physiquement / Section 2 : La nutrition.

L’activité physique

L’activité physique développe des produits chimiques dans le corps qui stimulent le cerveau et favorisent le bien-être. Vous pouvez contribuer à améliorer plusieurs symptômes tels que la douleur, la fatigue, l’anxiété et la dépression en étant actif. De la marche au yoga en passant par l’aérobie et la course, l’activité physique comprend tout ce que vous vous sentez capable de faire. Même les activités physiques légères comme la marche peuvent contribuer à réduire le stress et l’anxiété causés par les effets secondaires. Le yoga utilise un amalgame d’exercices de respiration, de méditation et de positions pour étirer et fléchir les différents groupes musculaires. Les chercheurs ont remarqué que le yoga peut soulager la douleur chronique, les maux de tête et l’insomnie. Avant de commencer un programme d’exercices ou d’essayer une nouvelle activité, vérifiez auprès de votre équipe de soins pour vous assurer qu’ils sont appropriés à votre situation. Pour de plus amples renseignements au sujet de l’activité physique, consultez le Chapitre 4 : Se rétablir physiquement / Section 3 : L’activité physique.

L’activité mentale

Si vous faites face à des effets secondaires cognitifs tels que des problèmes de concentration, de mémoire, d’organisation, etc., il est important d’exercer votre cerveau autant que votre corps. Informez-vous au sujet des exercices cognitifs au Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 4 : Faire face aux troubles cognitifs / Titre : Conseils pratiques.

Le sommeil

Bien dormir et aussi longtemps que nécessaire pour vous sentir reposé vous aidera à améliorer votre capacité à vous concentrer pendant la journée. Pour de plus amples renseignements sur le sommeil, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : La fatigue / Sous-titre : Comment puis-je la gérer ?

L’équilibre émotionnel

Lorsque vous considérez la façon de gérer vos effets secondaires et vos symptômes, c’est important de porter attention à votre bien-être émotionnel. Vous pourriez constater que vos émotions changent davantage pendant et après le traitement, et plus souvent que d’habitude. Il n’est pas rare de ressentir au cours de la même journée du soulagement à propos de la fin du traitement contre le cancer et de la colère d’être obligé d’avoir un traitement contre le cancer. Selon votre expérience, vos émotions pourraient être plus positives (reconnaissance d’être en vie) ou plutôt principalement négatives (anxiété face à l’avenir). Tout cela est normal. Parler de vos émotions pourrait être une manière efficace de développer un équilibre pour tous les sentiments que vous éprouvez ainsi que pour vous permettre de les exprimer et de les accepter. Ceci peut représenter une étape importante pour votre compréhension de tous ces sentiments et une chance de les travailler au besoin. Vous pourriez profiter des groupes d’entraide à ce moment de votre vie.

Pour de plus amples renseignements au sujet des sentiments et des émotions après le traitement ainsi que les ressources de soutien, consultez le Chapitre 3 : Émotions, peurs et relations.

La communication

La communication peut aussi être une partie importante d’une vie saine et de la gestion des effets secondaires. Il est important de communiquer efficacement avec votre famille et vos amis, mais également avec votre médecin et votre équipe de soins, à propos de ce que vous vivez physiquement et émotionnellement. En les informant de ce qui vous préoccupe et en décrivant les problèmes avec précision, ils seront en mesure de vous offrir le meilleur soutien possible.

Comment parler efficacement des effets secondaires avec votre équipe de soins

Votre médecin traitant est la meilleure personne pour vous conseiller à propos des symptômes et des effets de votre traitement. « Médecin traitant » fait référence au médecin qui est le principal responsable de vos soins à ce moment-ci. Il peut s’agir de votre oncologue ou de votre médecin de famille si vous êtes retourné à des soins réguliers. Ils sont aussi capables d’évaluer les effets de votre traitement selon votre état de santé actuel. Préparez-vous pour parler de vos effets secondaires et de leur gestion avec votre médecin en pensant aux détails de ce que vous vivez. L’objectif est d’être bien préparé pour faire face au défi des effets secondaires potentiels en comprenant les causes et en planifiant la façon de les gérer.

Voici quelques suggestions sur la façon de communiquer efficacement avec votre médecin :

  • Utilisez un journal quotidien pour noter les effets et les symptômes que vous avez remarqués. Notez dans votre journal comment ces symptômes influencent votre vie. Soyez aussi précis que possible. Vous pouvez utiliser cette information pour résumer clairement ce que vous avez vécu à votre médecin. Pour de plus amples renseignements sur la manière d’utiliser un journal des symptômes, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 1 : Les effets secondaires tardifs et à long terme après le traitement / Titre : comment utiliser un journal des symptômes.
  • Apportez votre journal lors de votre rendez-vous avec votre médecin. Pour vous aider à décrire les symptômes, posez les trois questions suivantes, selon votre situation. Notez vos réponses.

    1. Est-ce que mes problèmes de __________ m’empêchent de jouir de la vie ? Si oui, comment ?
    2. Quelle est la sévérité de ces problèmes ?
    3. Quels sont les symptômes qui me causent le plus de stress ?

Afin de vous aider aussi dans votre discussion avec votre médecin à propos des effets secondaires :

  • Informez-vous des autres signes et symptômes à surveiller et la façon de les gérer.
  • Informez-vous au sujet des spécialistes recommandés pour vous aider à gérer les effets secondaires et la possibilité d'une consultation.
  • Si vous êtes retourné aux soins réguliers avec votre médecin de famille, informez-le de vos traitements. Lors de votre prochain rendez-vous, apportez une liste de tous les traitements et médicaments que vous avez reçus jusqu’à maintenant.

Section 6

Les thérapies complémentaires

Les thérapies complémentaires sont des traitements qui sont utilisés en plus du traitement médical conventionnel. Ces types de thérapies utilisent habituellement une approche holistique ce qui signifie qu’elles évaluent et traitent la personne dans son intégralité et non seulement un symptôme ou la partie du corps qui est affectée. L’objectif visé par les thérapies complémentaires est d’améliorer la santé physique et émotionnelle globale. Si vous êtes intéressé par les thérapies complémentaires pour vous aider à gérer vos effets secondaires, parlez-en à un membre de votre équipe de soins pour vous assurer qu’elles sont appropriées dans votre cas.

La recherche a démontré que les thérapies complémentaires peuvent contribuer à atténuer certains effets secondaires et symptômes d’un traitement contre le cancer. Parmi ces thérapies, en voici une liste des plus courantes.

  • L’acuponcture. L’acuponcture utilise des aiguilles très fines et/ou la pression (acupression) pour stimuler certains points du corps. On croit qu’elles libèrent des produits chimiques dans le cerveau comme la bêta endorphine et la sérotonine qui peuvent contribuer à soulager la douleur. L’acuponcture peut contribuer à diminuer les nausées et les vomissements causés par la chimiothérapie, les bouffées de chaleur, la bouche sèche, les maux de tête, la fatigue, les troubles du sommeil, la perte d’appétit, la diarrhée, la constipation, les variations de poids, l’anxiété, les problèmes de déglutition et le lymphœdème.
  • La massothérapie. Le massage peut être très utile pour diminuer la douleur, la tension, le stress, l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil et la fatigue.
  • La méditation. La méditation est une manière de concentrer l’attention pour calmer l’esprit et détendre le corps. Elle peut contribuer à diminuer la douleur chronique. On a remarqué qu’elle améliore l’humeur et les autres aspects liés à la qualité de vie d’une personne. Il existe plusieurs types de méditation. La méditation peut se faire seule ou être guidée dans un groupe.
  • La musicothérapie. Un musicothérapeute qui est familier avec les préoccupations émotionnelles et physiques d’un patient utilise la musique pour l’aider à développer un sentiment global de bien-être et pour l’aider dans son rétablissement.

Pour de plus amples renseignements sur les thérapies complémentaires, consultez le site de la Société canadienne du cancer en cliquant sur www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/diagnosis-and-treatment/complementary-therapies/?region=qc. Pour connaître les ressources disponibles dans la communauté, consultez la Section 7 ci-dessous.

Section 7

Les programmes pour vous aider à aller de l’avant

Les programmes et les groupes d’entraide peuvent être très efficaces pour aider les gens à comprendre et gérer les effets secondaires associés au traitement contre le cancer. Il est important de se rappeler qu’il peut être plus facile de maintenir un équilibre émotionnel pendant le rétablissement si vous avez le soutien des professionnels ou de personnes qui ont vécu des expériences semblables, de même que par votre famille et vos amis. Vous trouverez ci-dessous un échantillon des ressources disponibles globalement et dans certaines provinces. Utilisez-le comme guide pour trouver des renseignements supplémentaires ou des informations dans votre secteur.

Pour des services de soutien pour le lymphœdème, consultez le Chapitre 2 : À quoi s’attendre après le traitement / Section 2 : Quels sont les effets secondaires possibles ? / Titre : Le lymphœdème.

Pour de plus amples renseignements sur les programmes, les services, les groupes d’entraide, le soutien psychosocial et/ou de l’information éducative, consultez aussi la dernière section des chapitres 3, 4, 6 et 7.

Les services communautaires

Québec/Montréal

  • Carrefour Multisports Programme Activie : www.lavalensante.com/soins-et-services/liste-des-soins-et-services/cancer/ressources-daide-et-dinformation/groupes-de-soutien. Partenariat entre l’hôpital Cité-de-la-santé à Laval et Carrefour Multisports. Ce programme de réadaptation est dirigé par un kinésithérapeute et aide les personnes à se rétablir après un traitement contre le cancer. Le programme s’adresse aux patients de l’hôpital Cité-de-la-santé, mais si vous habitez Laval ou le nord de l’Île-de-Montréal vous pourriez être capables de vous joindre au programme s’il y a des places disponibles.
  • CanSupport des cèdres (CUSM) : www.cansupport.ca/fr. Offre une grande variété de groupes d’entraide gratuitement tels que des services éducatifs et pratiques, et des thérapies complémentaires. Les services et les ateliers comprennent la massothérapie, la méditation, le yoga, l’art-thérapie, le reiki ainsi que le programme « Belle et bien dans sa peau » et le programme « Chimiocerveau ».
  • Fondation québécoise du cancer : fqc.qc.ca/fr. Offre des services de physiothérapie et de réadaptation aux patients, jusqu’à un an après la fin du traitement.
  • Fondation Virage (Hôpital Notre-Dame) : www.viragecancer.org/services/activites/kinesiologie. Offre un programme personnalisé d’exercices aux personnes qui ont terminé leur traitement. Le programme comprend l’évaluation et le suivi individuel avec un physiothérapeute et des ateliers de groupe.
  • Yoga Happy Tree : happytreeyoga.com/fr. Les classes de yoga méthode douce sont complémentaires pour les personnes qui reçoivent ou qui se rétablissent d’un traitement contre le cancer.
  • L’espoir c’est la vie – Chez Lou (Hôpital général juif) : lespoircestlavie.ca/bien-etre. Offre différents programmes et groupes d’entraide, des services pratiques aux thérapies complémentaires, en passant par les exercices et la réadaptation et le mentorat des pairs.

    • Réadaptation – programme ActivOnco offre une équipe de physiothérapeutes et de physiologistes de l’exercice pour les personnes vivant avec le cancer ou jusqu’à un an après le diagnostic. La réadaptation peut contribuer à gérer les effets secondaires tels que la fatigue, les nausées, l’œdème, la douleur et les changements physiques.
    • La nutrition : Le Centre de bien-être offre une série de cours sur la perte de poids aussi appelé « Bien manger pour bien vivre », qui a une durée de 8 semaines et qui couvre la nutrition et les exercices pour les personnes qui ont terminé leur traitement contre le cancer.
    • Les thérapies complémentaires : des cours sur la réduction du stress (méditation, relaxation, exploration) et les programmes créatifs (chorale, bricolage, peinture, etc.) sont offerts pour composer avec les sentiments et les émotions.
  • Le Centre de bien-être de l’Ouest-de-l’Île : wicwc.com/fr. Offre des services gratuits jusqu’à un an après la fin du traitement contre le cancer. Ces services comprennent la consultation, la réflexologie, le toucher thérapeutique et l’acupression.

Ontario/Toronto

  • Wellspring : wellspring.ca/online-programs. Un réseau de soutien communautaire pour les personnes atteintes de cancer dans différentes régions du Canada. Parmi les ressources post-traitement, on retrouve des groupes d’entraide et des sessions de méditation centrées sur la guérison de l’esprit et du corps. (Aussi disponible à Calgary, Edmonton, Nouvelle-Écosse et l’IPE.)
  • Toronto Physiotherapy : torontophysiotherapy.ca/services/cancer-rehabilitation. Offre des services de réadaptation ciblés sur les effets secondaires courants des traitements contre le cancer. Certaines assurances sont acceptées et peuvent être déductibles d’impôt en tant que service médical.
  • De Souza Institute, Cancer Chat Canada : cancerchat.desouzainstitute.com/calendar. Organise des sessions de groupes de soutien sur des sujets précis, incluant les préoccupations post-traitement.
  • Princess Margaret Cancer Centre : www.uhn.ca/PrincessMargaret/PatientsFamilies/Specialized_Program_Services/Patient_Education_Classes. Offre des ateliers sur différents sujets liés au processus du traitement contre le cancer et comprend des cours sur la gestion des effets secondaires, la nutrition et le style de vie.
  • Heart Place Cancer Support Centre : hearthplace.org/adult-programs. Offre des programmes pour les adultes et les enfants pendant et après le traitement contre le cancer. En plus du soutien individuel, des cours et des activités sur le bien-être émotionnel et relatif au style de vie (exercices, thérapie par l’art) sont offerts.
  • Sunnybrooke Health Sciences Centre : sunnybrook.ca/content/?page=occ-patient-family-support. Le « Patient and Family Support Program » offre des services sur la nutrition et l’exercice, le soutien financier et la réadaptation. Certains services requièrent une demande de consultation alors que d’autres sont accessibles à tous.

Alberta/Calgary

  • Wellspring : wellspring.ca/online-programs. Un réseau de soutien communautaire pour les personnes atteintes de cancer dans différentes régions du Canada. Parmi les ressources, on retrouve des groupes d’entraide et des sessions de méditation centrées sur la guérison de l’esprit et du corps. (Aussi disponible à Toronto, Edmonton, Nouvelle-Écosse et IPE.)
  • Alberta Health Services, After Treatment : www.albertahealthservices.ca/cancer/Page16324.aspx. Listes des ressources disponibles pour ceux qui cherchent de l’information et des conseils après le traitement contre le cancer. Accessible à tous.
  • Alberta Health Services, Supportive Care : www.albertahealthservices.ca/cancer/Page16325.aspx décrit les services d’aide disponible pour les problèmes qui suivent la fin du traitement contre le cancer, qu’ils soient physiques ou psychologiques. Note : « Rehabilitation Oncology » requiert une référence, mais « Psychosocial Oncology » et « Other Wellness Supports » sont accessibles à tous.
  • MyHealth Alberta: Living Your Best Life Video Series : myhealth.alberta.ca/Alberta/Pages/living-your-best-life.aspx. Une collection de vidéos pour les professionnels médicaux et les survivants du cancer sur bien vivre après le cancer; ce que ça signifie, comment y arriver et ce que démontrent les dernières recherches sur le cancer, y compris la gestion des effets secondaires à long terme du traitement contre le cancer.
  • MyHealth Alberta : myhealth.alberta.ca/health/pages/conditions.aspx?Hwid=tv4450. Porte spécifiquement sur les problèmes liés à l’image corporelle après le traitement contre le cancer. Discute des sujets courants et offre de l’information sur la manière de joindre un groupe d’entraide.

Colombie-Britannique/Vancouver

  • Inspire Health : www.inspirehealth.ca/programs/clinical-services. Pour les patients qui ont terminé le traitement (ou qui sont près de la fin). Offre des consultations avec des professionnels de la santé dans différents domaines cliniques et médicaux, y compris la nutrition, l’exercice. Offre aussi des sessions d’acuponcture pour les effets secondaires de la chimiothérapie.
  • BC Cancer - Support Programs : www.bccancer.bc.ca/our-services/services/support-programs. Ces programmes comprennent une variété de sujets et d’activités tels que des cercles d’entraide et des sessions de musicothérapie ainsi qu’un programme de méditation consciente chinoise (disponible en cantonais et en mandarin).
  • BC Cancer - Supportive Care : www.bccancer.bc.ca/our-services/services/supportive-care#Services. Les professionnels offrent des services pour traiter les effets secondaires propres aux traitements contre le cancer et une assistance en réadaptation physique et psychologique. Les sujets comprennent la nutrition, la santé spirituelle et la thérapie familiale. Certains services requièrent une référence tels que la physiothérapie, la psychiatrie et l’orthophonie.

Les services privés

Québec/Montréal

  • Le Programme Complet d’amélioration de la santé McGill (CHIP) : www.chiprehab.com/francais/main.html. Les professionnels de la santé des hôpitaux d’enseignement de l’Université McGill travaillent avec les patients en convalescence pour les aider à améliorer leur santé à long terme et leur qualité de vie via l’exercice, la nutrition et les programmes psychosociaux. Vérifiez votre couverture auprès de votre compagnie d’assurances ou contactez le bureau du programme pour connaître la possibilité d’un soutien financier.
  • Clinique d’évaluation et de réadaptation – Vitalité post-cancer : physiotherapieuniverselle.com/services/vitalite-post-cancer. Cliniques privées dédiées à la réadaptation professionnelle interdisciplinaire. Elles offrent Vitalité, un programme de traitement post-cancer qui comprend de la réadaptation physique et cognitive, des consultations psychologiques, de l’ergothérapie pour le retour au travail, des programmes personnalisés d’exercices et des ateliers sur différents sujets d’intérêt pour les personnes en convalescence. Les professionnels de la clinique travaillent en collaboration avec les médecins traitants, les compagnies d’assurances et les employeurs.
  • Centre de thérapie de Montréal : www.montrealtherapy.com/fr. Offre de la thérapie individuelle, de couple et familiale. Une échelle mobile des tarifs est offerte.
  • L’Institut Argyle : argyleinstitute.org/fr. Offre de la thérapie individuelle, de couple et familiale. Les tarifs sont établis en fonction des revenus du ménage.

Ontario/Toronto

Alberta/Calgary

  • Leading Edge Physiotherapy : leadingedgephysio.com/services/cancer-rehabilitation. Offre une large gamme de services pour la réadaptation à la suite d'un cancer, y compris l'amélioration de la force et de la mobilité, le retour au travail, le retour aux activités sportives, la gestion de la fatigue et la thérapie du lymphœdème.
  • Refresh Counselling : refreshcounselling.ca. Offre de la thérapie individuelle, familiale et aux jeunes. Une échelle mobile des tarifs est offerte.
  • Alberta Counselling : albertacounselling.ca. Offre de la thérapie individuelle, familiale et aux jeunes.

Colombie-Britannique/Vancouver

Les références

Il est aussi pertinent de parler à votre médecin de la gestion de vos symptômes et des consultations possibles avec des spécialistes qui pourraient vous aider. Vérifiez si ces visites sont couvertes par le régime d’assurance-maladie de votre province et par votre régime d’assurance privée. Vous trouverez ci-dessous un échantillonnage des cliniques et des programmes disponibles dans certaines provinces pour les patients qui ont terminé leur traitement sur référence de leur oncologue. Utilisez-le comme guide pour trouver de plus amples renseignements ou pour connaître les services disponibles dans votre secteur.

Québec/Montréal

Ontario/Toronto

Alberta/Calgary

  • Alberta Health Services - Rehabilitation Oncology : www.albertahealthservices.ca/cancer/Page17173.aspx. Les ergothérapeutes, les psychiatres, les physiothérapeutes et les orthophonistes offrent de l’aide et de l’information pour la réadaptation à la suite d’un cancer.

Colombie-Britannique/Vancouver

  • BC Cancer - Rehabilitation Supportive Care : www.bccancer.bc.ca/our-services/services/supportive-care#Services. Les professionnels offrent des services pour traiter les effets secondaires spécifiques aux traitements contre le cancer et une assistance pour la réadaptation physique et psychologique. Les sujets comprennent la nutrition, la santé spirituelle, et la thérapie familiale. Certains services requièrent une référence tels que la physiothérapie, la psychiatrie et l’orthophonie.

Les renseignements supplémentaires à propos des effets secondaires après le traitement

Québec/Montréal

Ontario/Toronto

Alberta/Calgary

  • MyHealth Alberta: Living Your Best Life Video Series : myhealth.alberta.ca/Alberta/Pages/living-your-best-life.aspx. Une collection de vidéos pour les professionnels médicaux et les survivants du cancer sur bien vivre après le cancer; ce que ça signifie, comment y arriver et ce que démontrent les dernières recherches sur le cancer, y compris comment gérer les effets secondaires à long terme du traitement contre le cancer.

Colombie-Britannique/Vancouver